La physique est une discipline polyvalente qui réfléchit aux grands principes fondamentaux, à la compréhension des phénomènes physiques (mouvements, lumière, son, etc.), au développement des connaissances scientifiques et technologiques, etc. Les physiciennes et physiciens jouent un rôle clé dans la création et l’analyse de données scientifiques, qu’il s’agisse de données issues d’expériences, de simulations numériques ou de modèles statistiques. Cette expertise est essentielle pour l’interprétation rigoureuse des résultats, la validation scientifique des méthodes et l’établissement de cadres de référence fiables pour l’utilisation clinique.
La physique appliquée au domaine médical se concentre sur l’utilisation des principes fondamentaux de la physique (optique, électronique, biophotonique, interaction lumière-matière, matériaux) pour concevoir et optimiser des technologies médicales. Dans ce secteur, le travail repose sur la maîtrise des phénomènes physiques pour créer des systèmes capables de mesurer des signaux physiologiques (ECG, EEG, EMG), d’intégrer des capteurs optiques, MEMS et biocapteurs, et de traiter ces données avec des circuits électroniques et des logiciels spécialisés. Les personnes professionnelles en physique participent à l’approfondissement de la compréhension des phénomènes physiques sous-jacents aux systèmes biologiques et médicaux. En physique médicale, en biophysique ou en physique des rayonnements, la contribution se situe notamment dans l’étude des mécanismes physiques à l’origine des techniques d’imagerie (IRM, échographie, tomographie, laser médical) et des traitements thérapeutiques. Ces travaux visent à améliorer la qualité des signaux mesurés, à mieux comprendre les phénomènes de propagation, d’interaction onde-matière et de transfert d’énergie, ainsi qu’à quantifier avec précision les incertitudes associées aux mesures.
Le Québec est reconnu comme un pôle d’excellence mondial en optique photonique, un domaine qui regroupe les technologies liées à la lumière (génération, transmission, traitement et conversion des photons). Ce secteur est transversal et habilitant, car il s’applique à de nombreux domaines : télécommunications, imagerie médicale, biophotonique, défense, aérospatiale, fabrication avancée et technologies quantiques. L’industrie et les organisations sont ainsi mobilisées dans la compréhension de phénomènes, les activités de recherche et de développement, nécessitant la participation de professionnelles et professionnels en physique.
Ce domaine est en forte croissance, porté par la transition énergétique, l’essor des énergies basses carbone et les objectifs de développement durable. Il regroupe des champs de la physique tels que la thermodynamique, les systèmes énergétiques, la physique de l’environnement et la physique des plasmas, lorsque celle-ci est appliquée aux phénomènes énergétiques, thermiques et environnementaux. Le travail en physique dans ce secteur est orienté vers la recherche, l’analyse et le développement de connaissances liées à l’énergie, au développement durable et aux systèmes thermodynamiques, incluant l’étude de milieux ionisés utilisés pour la production, la conversion ou le contrôle de l’énergie. La personne professionnelle dans ce secteur étudie et modélise les phénomènes physiques liés à la production, la conversion et la dissipation de l’énergie. Elle analyse des données expérimentales et simulées, développe des modèles thermodynamiques, contribue à la compréhension des interactions entre systèmes énergétiques et environnement, et produit des connaissances scientifiques soutenant l’évolution des pratiques et des décisions.
Ce secteur est considéré comme étant transversal, considérant les différents domaines auxquels il touche : l’environnement, le bruit, la santé, la science médicale, les ressources naturelles, les transports, etc. La nature des tâches, orientée vers la recherche, l’exploration et l’analyse, permet de développer la compréhension et les connaissances dans ces domaines.
Ce secteur regroupe les activités scientifiques liées à l’étude des phénomènes physiques fondamentaux dans l’Univers et les environnements spatiaux. Il couvre la recherche théorique, expérimentale et numérique visant à comprendre l’origine, l’évolution et le comportement de la matière, de l’énergie et des champs physiques dans des contextes extrêmes. Les physiciennes et physiciens de ce secteur contribuent à la génération de nouvelles connaissances, à l’analyse de données issues d’instruments spatiaux ou astronomiques (satellites, télescopes, missions d’exploration) et au développement de modèles permettant d’interpréter les observations. Leurs travaux soutiennent les activités aérospatiales, mais sans responsabilité de conception industrielle ou de production technologique.
Les personnes détenant un diplôme en physique ou en génie physique qui souhaitent partager leur passion pour les sciences et la technologie trouveront dans l'enseignement une carrière très stimulante. Que ce soit au cégep, à l'université ou dans des contextes de vulgarisation scientifique auprès du grand public, ces professionnelles et professionnels occupent un rôle central dans la formation des prochaines générations impliquées en physique, en recherche et pour une société éclairée.
Les résultats du tableau ci-dessous proviennent de l'enquête La Relance à l'université conduite tous les deux ans par le ministère de l'Enseignement supérieur du Québec. Réalisée en 2023, elle vise à faire connaître la situation des personnes titulaires d'un baccalauréat ou d'une maîtrise de la promotion 2021, environ 20 mois après l'obtention de leur diplôme. Étant donné que les résultats ci-dessous concernent l'ensemble des personnes diplômées du Québec, le nom du programme peut varier de celui de l'Université Laval.
| Programme | Diplôme | Personnes diplômées visées par l'enquête | Taux de réponse | À la recherche d'un emploi | Aux études | Personnes Inactives | En emploi | En emploi lié à la formation |
Caractéristiques de l'emploi lié à la formation |
||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| À temps plein | Satisfaction de l'emploi | Salaire horaire moyen | |||||||||
| N | % | % | % | % | % | % | % | % | $ | ||
|
Sciences physiques |
Baccalauréat |
114 |
60,5 |
2,9 |
69,6 |
2,9 |
24,6 |
52,9 |
100 |
77,8 |
32,08 |
|
Maitrise |
62 |
54,8 |
2,9 |
58,8 |
0 |
38,2 |
61,5 |
100 |
62,5 |
32,23 |
|
Les possibilités d’emploi en physique sont variées et diversifiées. Il existe aussi différentes appellations pour identifier les postes occupés par des physiciennes et physiciens. Les termes « scientifique » ou « analyste » sont d’ailleurs fréquents. L’insertion professionnelle en physique semble grandement favorisée par les occasions de réseautage. Les possibilités professionnelles n’étant pas forcément affichées, les personnes diplômées en physique gagnent à explorer les opportunités cachées.
L’intégration de l’intelligence artificielle sur le marché du travail semble aussi impacter certains postes en physique. Par exemple, certaines tâches plus systématiques tendent à s’automatiser. Les professionnelles et professionnels en physique gagnent à développer et à maintenir à jour leurs compétences sur l’utilisation des bases de données et systèmes d’intelligence artificielle, pour s’adapter aux nouveaux outils et nouvelles méthodes.
Mise à jour : jeudi 30 avril 2026