Le génie physique est une discipline polyvalente qui applique les principes fondamentaux de la physique à des problématiques technologiques complexes. Les ingénieures physiciennes et ingénieurs physiciens interviennent dans la conception, la modélisation et l’optimisation de systèmes de matériaux et de procédés, souvent à la frontière entre la recherche et l’industrie. Elles et ils traduisent les découvertes scientifiques en solutions concrètes pour des secteurs de haute technologie tels que l’optique photonique, la microélectronique, les matériaux avancés, les télécommunications, l’énergie et le biomédical.
Le génie physique au Québec est un domaine de niche, mais stratégique, avec des perspectives très favorables dans les secteurs de haute technologie et de l’innovation. Les professionnelles et professionnels doivent combiner une solide base scientifique avec des compétences en programmation, en simulation et en communication pour répondre aux besoins d’un marché en pleine transformation.
Les perspectives d’emploi pour les ingénieures physiciennes et ingénieurs physiciens au Québec sont généralement bonnes. Cette tendance s’explique par la croissance des projets liés à la transition énergétique, à l’automatisation, à la recherche et au développement, ainsi qu’aux infrastructures technologiques. Certaines compétences peuvent être partagées dans différents secteurs d’activité, notamment l’analyse et la modélisation mathématique, la maîtrise des logiciels de simulation, de conception et d’intelligence artificielle, le travail en équipe multidisciplinaire, la communication technique (oral et écrit) ou encore l’adaptabilité et l’apprentissage continu.
Ce secteur regroupe des entreprises qui intègrent des technologies de pointe pour concevoir, produire et optimiser des biens à haute valeur ajoutée. Elle repose sur des piliers tels que l’automatisation, la robotique, l’intelligence artificielle (IA), l’Internet des objets (IoT), la fabrication additive (impression 3D) et l’utilisation de matériaux innovants (nanocomposites, graphène, alliages haute performance). Ces innovations permettent d’améliorer la performance, la précision, la flexibilité, la durabilité et la personnalisation des produits, tout en réduisant les coûts et l’impact environnemental.
Ce secteur regroupe les activités liées à la conception, la fabrication et la maintenance des systèmes aéronautiques, spatiaux et de défense. Il joue un rôle stratégique dans la sécurité nationale, le transport aérien et la technologique aérospatiale. Les entreprises et organismes de ce domaine développent des solutions avancées pour l’aviation civile, militaire et pour le domaine spatial (satellites, fusées, etc.).
Le Québec est reconnu comme un pôle d’excellence mondial en optique photonique, un domaine qui regroupe les technologies liées à la lumière (génération, transmission, traitement et conversion des photons). Ce secteur est transversal et habilitant, car il s’applique à de nombreux domaines : télécommunications, imagerie médicale, biophotonique, défense, aérospatiale, fabrication avancée et technologies quantiques.
Ce secteur vise à optimiser la production, la conversion et l’utilisation de l’énergie tout en réduisant les impacts environnementaux. Ce domaine est en forte croissance, porté par la transition énergétique, l’essor des énergies basses carbone et les objectifs de développement durable. Les ingénieures physiciennes et ingénieurs physiciens interviennent à la croisée de la recherche et de l’industrie, dans des secteurs comme la production d’électricité, le stockage d’énergie, la gestion des réseaux intelligents et la décontamination environnementale.
Le génie physique appliqué au biomédical se concentre sur l’utilisation des principes fondamentaux de la physique (optique, électronique, biophotonique, interaction lumière-matière, matériaux) pour concevoir et optimiser des technologies médicales. Les ingénieures et ingénieurs en génie physique contribuent au développement d’appareils de diagnostic et de traitement (IRM, échographes, lasers médicaux), à la conception de prothèses et d'implants, ainsi qu’à l’intégration de systèmes pour la télésanté et la chirurgie assistée. Leur rôle est essentiel pour garantir la précision des mesures, la fiabilité des dispositifs et la conformité aux normes de sécurité. Ce secteur est fortement interdisciplinaire, impliquant des collaborations avec des équipes médicales et des chercheuses et chercheurs en santé. Dans ce secteur, la physique repose sur la maîtrise des phénomènes physiques pour créer des systèmes capables de mesurer des signaux physiologiques (ECG, EEG, EMG), d’intégrer des capteurs optiques, MEMS et biocapteurs, et de traiter ces données avec des circuits électroniques et des logiciels spécialisés.
Les milieux de travail en recherche sont multiples, que ce soit en laboratoire ou sur le terrain. En effet, si l’on pense tout de suite aux établissements universitaires ou aux centres de recherche hospitaliers, on trouve aussi des chercheuses et chercheurs en industrie, dans des centres d’intervention, dans les milieux naturels ou au gouvernement, dans des centres de recherche publics, parapublics et privés, dans des entreprises de recherche et de développement ou de haute technologie, dans des sociétés de consultantes et consultants, dans des organismes internationaux, etc.
Les personnes détenant un diplôme en physique ou en génie physique qui souhaitent partager leur passion pour les sciences et la technologie trouveront dans l'enseignement une carrière très stimulante. Que ce soit au cégep, à l'université ou dans des contextes de vulgarisation scientifique auprès du grand public, ces professionnelles et professionnels occupent un rôle central dans la formation des prochaines générations impliquées en physique, en recherche et pour une société éclairée.
Les résultats du tableau ci-dessous proviennent de l'enquête La Relance à l'université conduite tous les deux ans par le ministère de l'Enseignement supérieur du Québec. Réalisée en 2023, elle vise à faire connaître la situation des personnes titulaires d'un baccalauréat ou d'une maîtrise de la promotion 2021, environ 20 mois après l'obtention de leur diplôme. Étant donné que les résultats ci-dessous concernent l'ensemble des personnes diplômées du Québec, le nom du programme peut varier de celui de l'Université Laval.
| Programme | Diplôme | Personnes diplômées visées par l'enquête | Taux de réponse | À la recherche d'un emploi | Aux études | Personnes Inactives | En emploi | En emploi lié à la formation |
Caractéristiques de l'emploi lié à la formation |
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|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| À temps plein | Satisfaction de l'emploi | Salaire horaire moyen | |||||||||
| N | % | % | % | % | % | % | % | % | $ | ||
|
Génie physique |
Baccalauréat |
64 |
76,6 |
0 |
65,3 |
4,1 |
30,6 |
60 |
100 |
66,7 |
36,22 |
|
Maitrise |
6 |
66,7 |
0 |
25 |
0 |
75 |
100 |
100 |
100 |
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Mise à jour : jeudi 30 avril 2026