Portrait du marché en physiothérapie

Aperçu du marché

La demande en physiothérapie au Québec connaît depuis plusieurs années une croissance soutenue, portée par le vieillissement de la population, l’augmentation des maladies chroniques et un intérêt grandissant pour la réadaptation et la prévention en santé physique. Par ailleurs, depuis 2020, l’élargissement du champ de compétences des physiothérapeutes, notamment l’autorisation de prescrire certaines radiographies, contribue à renforcer le rôle dans le système de santé. Cette profession est également marquée par l’effet des innovations technologiques et des nouveaux modèles de prestation de soins. On voit, par exemple, la mise en place de cliniques interdisciplinaires misant sur la collaboration accrue entre professionnelles et professionnels de la santé. Les physiothérapeutes sont appelés à collaborer dans une variété de milieux tels que les GMF, les programmes publics, les cliniques sportives ou les équipes de soins spécialisés. Cette structure permet d’offrir des plans de traitement plus intégrés et de répondre à des besoins variés, notamment ceux des personnes vivant avec des conditions complexes. Dans ce contexte, les études universitaires sont structurées de manière à assurer un haut niveau de compétence clinique et scientifique afin de préparer les futurs praticiens et praticiennes à répondre aux exigences du marché.

Les physiothérapeutes et les techniciennes et techniciens en physiothérapie sont les deux professionnelles et professionnels de la santé qui œuvre dans le domaine de la physiothérapie. Pour exercer comme technologue, un diplôme d’études collégiales en technique de physiothérapie doit être obtenu alors que pour de devenir physiothérapeute, la réussite du continuum baccalauréat-maîtrise en physiothérapie est nécessaire. Ce continuum est contingenté et s’effectue sur une période de 4 ans et demi et inclut des stages cliniques. Par la suite, la personne diplômée doit s’inscrire à l’Ordre professionnel de la physiothérapie du Québec (OPPQ) afin d’obtenir leur droit de pratique. La personne physiothérapeute occupe un rôle essentiel de soutien global au bien-être de la personne au sein du réseau de la santé, tant dans les établissements publics que dans les cliniques privées. Comme personne intervenante de première ligne, elle contribue à la promotion de la santé, à la prévention des problèmes de mobilité et au traitement des troubles du mouvement. Cette profession est occupée à 77 % par des femmes.

Secteurs du marché

Réseau de la santé et des services sociaux

Exemples de postes

  • Physiothérapeute (généraliste ou spécialisé[e] en musculosquelettique, neurologique, gériatrique, cardiorespiratoire, etc.)
  • Assistante-cheffe ou assistant-chef physiothérapeute

Exemples de tâches

  • Évaluer la condition physique des patientes et patients (systèmes neurologique, musculosquelettique et cardiorespiratoire) par la réalisation des tests fonctionnels, bilans, mesures et observations cliniques
  • Déterminer le plan de traitement (fixer des objectifs thérapeutiques, élaborer un programme)
  • Mettre en œuvre le plan de traitement (exercices thérapeutiques, mobilisation et techniques manuelles, enseignement et éducation fonctionnelle)
  • Travailler en interdisciplinarité avec les autres professionnelles et professionnels (médecins, ergothérapeutes, infirmières et infirmiers, travailleuses sociales et travailleurs sociaux, etc.) pour optimiser les soins et le suivi
  • Tenir à jour les dossiers cliniques (documenter les évaluations, plans d’intervention, notes d’évolution et statistiques professionnelles)
  • Contribuer à la promotion de la santé
  • Prescrire des radiographies dans certains contextes, interpréter les résultats d’imagerie

Principales exigences

  • Maîtrise en physiothérapie
  • Membre en règle de l’Ordre professionnel de la physiothérapie du Québec (OPPQ)
  • Habiletés à transmettre et à enseigner les moyens d'intervention de façon claire et adaptée à chaque personne
  • Autonomie professionnelle
  • Capacité d'analyse
  • Approche collaborative
  • Jugement professionnel
  • Sens de l’organisation
  • Écoute et empathie
  • Rigueur professionnelle
  • Leadership
  • Sens des responsabilités

Principaux employeurs

  • Centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS)
  • Centres intégrés universitaires de santé et de services sociaux (CIUSSS)
  • Centres hospitaliers universitaires ou instituts universitaires
  • Centres de réadaptation physique et centre de jour
  • Centre local de services communautaires (CLSC)
  • Établissements du Nord québécois (il s’agit des cinq établissements nordiques non visés par la loi relative à la création des CISSS et des CIUSS)
  • Groupe de médecine de famille (GMF)
  • Service à domicile
  • Centres d’hébergement et de soins de longue durée
Enseignement universitaire

Un doctorat dans la discipline est généralement exigé pour les postes de professeures et professeurs d’université. Une expertise dans le domaine (recherche, publications, travail, etc.) et de l’expérience en enseignement sont généralement demandées également. 

Auxiliaires d'enseignement

Il est possible de s’initier à l’enseignement universitaire avant des études au troisième cycle. En effet, plusieurs personnes qui étudient au 1er, 2e ou 3e cycle occupent des emplois d’auxiliaire d’enseignement. À ce titre, elles doivent assister le personnel enseignant dans les diverses tâches requises pour la préparation et la présentation des cours ou des laboratoires, ainsi que pour l’évaluation des apprentissages. L’auxiliaire d’enseignement peut également se voir confier une tâche d’enseignement, sous la responsabilité d’une ou d'un membre du corps professoral. 

Au 3e cycle, des cours sont offerts aux étudiantes et étudiants désireux de faire carrière en pédagogie universitaire.

Chargées et chargés de cours

Les chargées et chargés de cours sont responsables de transmettre la matière aux étudiantes et étudiants en offrant des cours dans différents domaines. Elles et ils sont souvent aux études supérieures ou à l'emploi comme professionnelles et professionnels dans leur secteur d'activité et la charge de cours d'ajoute à leurs activités. Les contrats se font généralement par trimestre sans garantie de renouvellement. Les universités peuvent toutefois établir des listes de rappel en fonction de l'ancienneté.

En plus d'enseigner leur matière, les chargées et chargés de cours effectuent habituellement les tâches suivantes : diriger les travaux pratiques, alimenter des discussions, préparer et corriger les travaux et les examens, répondre aux questions des étudiantes et étudiants, suivre les plans de cours, préparer le matériel nécessaire et évaluer les progrès des étudiantes et étudiants.

Professeures et professeurs 

La première étape d'une carrière universitaire en vue d'une permanence est celle de professeure adjointe ou professeur adjoint. Ce titre est destiné aux titulaires d'un doctorat s'orientant vers une carrière universitaire. Le travail consiste à enseigner aux étudiantes et étudiants du 1er cycle et des cycles supérieurs dans sa discipline. La personne peut aussi être appelée à réaliser des travaux de recherche et à superviser les projets de recherche d'étudiantes et d'étudiants de baccalauréat, de maîtrise ou de doctorat. L'engagement initial se fait pour une période d'au plus 3 ans* dans le cadre d'un poste à temps complet. Après cette période, le conseil de la faculté peut prolonger le contrat pour une période d'au plus 3 ans*, soit recommander une promotion au titre d'agrégé ou ne pas renouveler. *Le nombre d’années peut varier d’une université à l’autre.

La seconde étape est celle de professeure agrégée et professeur agrégé. Ces personnes ont démontré des qualités d'enseignement et ont cumulé un certain nombre d'années d'expérience en enseignement universitaire. Elles ont aussi contribué au développement de leur discipline par des recherches, sinon elles peuvent posséder une expérience professionnelle appréciable dans leur domaine et obtenir une promotion pour l'obtention du titre de professeure agrégée ou professeur agrégé et ainsi obtenir leur permanence. La ou le professeur agrégé enseigne des cours de 1er, 2e ou 3e cycle dans son champ de compétence. De plus, la personne réalise des travaux de recherche liés à son expertise, dirige des projets de recherche auprès d'étudiantes et d'étudiants des 3 cycles, est membre d'une équipe de recherche et s'implique dans les divers comités de son département et de sa faculté.

L'étape subséquente représente le dernier et le plus haut niveau de la carrière universitaire, soit celui de professeure ou de professeur titulaire. Ce titre peut être accordé aux professeures et aux professeurs agrégés qui possèdent plusieurs années d'expérience en enseignement universitaire et qui ont réalisé et publié un certain nombre de travaux de recherche. Elles et ils doivent faire une demande et soumettre un dossier pour évaluation. La nomination est généralement accordée aux personnes s’étant distinguées dans le cadre de leur enseignement, de leurs recherches, de leur contribution au développement de leur discipline et à son rayonnement.

Exemples de postes

  • Chargée ou chargé de cours
  • Professeure ou professeur
  • Professeure adjointe ou professeur adjoint
  • Professeure agrégée ou professeur agrégé
  • Professeure ou professeur titulaire

Exemples de tâches

  • Préparer et livrer des cours en utilisant diverses méthodes (exposés, discussions, vidéos, démonstrations, ateliers, etc.)
  • Évaluer, au moyen de travaux et d’examens, les acquis et les progrès des étudiantes et des étudiants
  • Siéger sur divers comités
  • Participer à des activités relatives à la vie du département (réunions, élaboration de cours, gestion des budgets ou sélection du personnel, etc.)
  • Réaliser des travaux de recherche liés à son expertise
  • Superviser les travaux pratiques ou les projets de recherche des étudiantes et étudiants
  • Organiser des séminaires, des ateliers et des travaux dirigés

Principales exigences

  • Excellentes habiletés communicationnelles
  • Excellentes habiletés relationnelles
  • Leadership
  • Sens des responsabilités
  • Littératie numérique et compétences technologiques
  • Sens de l’organisation
  • Ouverture d’esprit
  • Bonne maîtrise de l’anglais
  • Capacité à vulgariser
  • Maîtrise du français parlé et écrit
  • Capacité à surveiller

Principaux employeurs

  • Universités
Recherche

Si vous envisagez une carrière en recherche, différentes possibilités s’offrent à vous. En effet, si l’on pense tout de suite aux établissements universitaires, on trouve aussi des chercheuses ou chercheurs dans des centres d’intervention ou au gouvernement, dans des centres de recherche publics, parapublics et privés (dont les centre d’innovation des cégeps et des collèges du Québec), dans des sociétés de consultantes et de consultants, dans des organismes internationaux, etc. Il n’est pas rare, non plus, qu’une chercheuse ou un chercheur démarre une entreprise.

Sachez qu’il est possible de s’initier à la recherche avant des études de troisième cycle. Certains programmes de premier cycle offrent des cours permettant d’acquérir ce type d’expérience. Ces cours peuvent s’intituler Stage, Stage de recherche, Initiation à la recherche, Projet de recherche, Formation pratique, etc. De même, plusieurs étudiantes et étudiants de 1er, 2e ou 3e cycle occupent des emplois d’auxiliaire de recherche. À ce titre, elles et ils doivent assister une équipe de recherche, une professeure ou un professeur, ou encore une autre personne qui reçoit des subventions ou des contrats de recherche dans ses différentes tâches relatives à la recherche. Les auxiliaires travaillent généralement à temps partiel pendant leurs études.

Le diplôme exigé, du baccalauréat avec expérience au post-doctorat, varie selon le type d’emploi et le milieu. 

Exemples de postes

  • Agente ou agent de recherche
  • Chercheuse ou chercheur
  • Conseillère ou conseiller en développement de la recherche
  • Professionnelle ou professionnel de recherche
  • Responsable de travaux pratiques et de recherche

Exemples de tâches

  • Planifier et préparer des recherches documentaires; effectuer des recherches bibliographiques, des revues de littérature
  • Assister la chercheuse ou le chercheur responsable, et les étudiantes et étudiants
  • Développer un réseau et établir des partenariats
  • Coordonner des projets et assurer leur suivi (échéancier, ressources humaines, financières et matérielles, etc.)
  • Vulgariser des informations et des résultats de recherche
  • Rédiger des demandes de subvention et des rapports de recherche; valoriser la diffusion des résultats
  • Collecter, analyser et interpréter des données
  • Administrer des tests et réaliser des entrevues

Principales exigences

  • Bonne maîtrise de l’anglais
  • Curiosité
  • Rigueur
  • Facilité à travailler en équipe
  • Autonomie
  • Capacité d’analyse
  • Habiletés communicationnelles
  • Créativité
  • Jugement
  • Sens de l’organisation
  • Orienté vers les résultats
  • Capacité d’adaptation

Principaux employeurs

  • Centres de recherche
  • Centres d’innovation des cégeps et des collèges
  • Établissements universitaires
  • Fonction publique
  • Organismes internationaux
  • Sociétés de consultantes ou de consultants
Pratique privée/entrepreneuriat

Exemples de postes

  • Physiothérapeute (généraliste ou spécialisé[e] : sportif, périnéale, musculosquelettique, neurologique, gériatrique, etc.)

Exemples de tâches

  • Effectuer les évaluations cliniques (réaliser l’entrevue initiale [anamnèse, antécédents, contexte de la blessure], effectuer des tests physiques et des examens fonctionnels, établir un diagnostic, déterminer un plan de traitement personnalisé basé sur les besoins de la patiente ou du patient)
  • Effectuer les interventions et traitements (techniques manuelles, prescrire et superviser des exercices thérapeutiques, enseigner des stratégies d’autogestion)
  • Faire les suivis de la progression (documenter les notes évolutives, ajuster les interventions selon l’évolution de la patiente ou du patient)
  • Travailler en équipe avec TRP, massothérapeutes, ergothérapeutes, kinésiologues et communiquer avec les médecins, assureurs ou autres professionnelles et professionnels au besoin
  • Éduquer la clientèle sur sa condition et son processus de guérison
  • Compléter les dossiers selon les normes, rédiger des rapports pour la CNESST, SAAQ ou assurances privées

Principales exigences

  • Maîtrise en physiothérapie
  • Membre en règle de l’Ordre professionnel de la physiothérapie du Québec (OPPQ)
  • Habiletés à transmettre et à enseigner les moyens d'intervention de façon claire et adaptée à chaque personne
  • Capacité d’analyse
  • Écoute et empathie
  • Leadership
  • Sens des responsabilités
  • Approche collaborative
  • Jugement professionnel
  • Sens de l’organisation et gestion du temps
  • Rigueur professionnelle
  • Aisance en informatique

Principaux employeurs

  • Cliniques de physiothérapie
  • Cliniques multidisciplinaires
Service communautaire et milieu scolaire

Dans ce secteur, les possibilités d’exercice demeurent plus limitées. Les physiothérapeutes y travaillent le plus souvent par l’entremise des CIUSSS pour le milieu scolaire ou dans le secteur communautaire, à contrat ou comme consultantes ou consultants.

Exemples de postes

  • Physiothérapeute (centre communautaire, adaptation scolaire, milieu scolaire)

Exemples de tâches

  • Milieu communautaire
  • Milieu scolaire

Principales exigences

  • Maîtrise en physiothérapie
  • Membre en règle de l’Ordre professionnel de la physiothérapie du Québec (OPPQ)
  • Collaboration
  • Sensibilité aux diverses réalités (culturelles, sociales, etc.)
  • Habiletés à transmettre et à enseigner les moyens d'intervention de façon claire et adaptée à chaque personne
  • Capacité d’adaptation
  • Capacité d’analyse
  • Leadership
  • Sens des responsabilités
  • Ouverture d’esprit

Principaux employeurs

  • Organismes communautaires famille, jeunesse et petite enfance
  • Organismes en déficience et TSA
  • Organismes d’aide aux personnes en situation de handicap
  • Centre de ressources pour personnes âgées
  • Écoles sport-études / avec programmes sportifs

Statistiques

Les résultats du tableau ci-dessous proviennent de l'enquête La Relance à l'université conduite tous les deux ans par le ministère de l'Enseignement supérieur du Québec. Réalisée en 2023, elle vise à faire connaître la situation des personnes titulaires d'un baccalauréat ou d'une maîtrise de la promotion 2021, environ 20 mois après l'obtention de leur diplôme. Étant donné que les résultats ci-dessous concernent l'ensemble des personnes diplômées du Québec, le nom du programme peut varier de celui de l'Université Laval.

Programme Diplôme Personnes diplômées visées par l'enquête Taux de réponse À la recherche d'un emploi Aux études Personnes Inactives En emploi En emploi lié à la formation

Caractéristiques de l'emploi lié à la formation

À temps plein Satisfaction de l'emploi Salaire horaire moyen
N % % % % % % % % $

Physiothérapie

Baccalauréat

284

61,3

1,1

17,8

6,3

74,7

95,4

91,9

73,2

33,27

Maitrise

296

61,5

0,5

6

2,7

90,7

95,8

88,6

61,2

35,68

Statistiques salariales

Selon les données issues de Statistique Canada mises à jour en novembre 2025, le salaire horaire médian des physiothérapeutes au Québec est de 48,80 $/heure tous milieux confondus.

Il est possible de consulter l’échelle salariale en vigueur du comité patronal de négociation du secteur de la santé et des services sociaux.

Constat de votre conseillère ou conseiller en emploi

La physiothérapie demeure un domaine porteur et en constante évolution, offrant une grande diversité de possibilités d’emploi tant dans le privé que dans le public. Au cœur d’une profession humaine, les physiothérapeutes doivent conjuguer expertise clinique, relation d’aide, agilité et aisance technologique. Qu’il s’agisse d’utiliser des outils numériques d’évaluation ou de participer à des suivis à distance, la maîtrise des technologies est désormais incontournable.

Comme une grande proportion des physiothérapeutes québécoises et québécois travaillent dans le secteur privé, il devient essentiel de choisir une clinique dont le modèle d’affaires reflète réellement ses valeurs professionnelles, autant du point de vue du type de clientèle, de la structure de rémunération, de la durée des suivis que du volume de patientes et patients attendu, etc. Certains se réaliseront dans des environnements où les suivis s’effectuent auprès d’une clientèle en réadaptation post-accident et où la rémunération est fixée à un taux horaire, alors que d’autres préfèreront un milieu dynamique axé sur une clientèle sportive et où la rémunération est liée au volume de patientes et patients rencontrés. L’important est de trouver un employeur dont la façon de fonctionner est en cohérence avec sa propre vision de la pratique afin de pouvoir s’épanouir pleinement comme clinicienne ou clinicien.

Étant donné le contexte favorable de placement en emploi, les employeurs cherchent à sécuriser leurs futures recrues rapidement. Pour plusieurs, le processus de recrutement s’amorce avant la fin du parcours universitaire des personnes étudiantes. Il est donc très avantageux de connaître ses préférences professionnelles avant de débuter sa dernière année de maîtrise.

Chez les étudiantes et étudiants en physiothérapie de l’Université Laval, certaines méthodes de recrutement se démarquent davantage. D’une part, les journées d’observation en milieu de travail permettent aux entreprises d’inviter les étudiantes et étudiants afin de favoriser une connaissance mutuelle. D’autre part, l’événement de réseautage « Rencontre ton avenir », généralement tenu au début du mois de février et organisé par l’AÉPHUL (Association des étudiants et étudiantes en physiothérapie de l’Université Laval), constitue une occasion privilégiée d’échange avec plusieurs employeurs, de poser des questions concrètes sur les milieux de pratique et de se faire connaître. Ces activités peuvent mener à des offres d’embauche avec la signature d’un contrat conditionnel à l’obtention du diplôme.

La formation universitaire en physiothérapie prépare les finissantes et finissants à exercer comme professionnelles et professionnels généralistes. Au fil de leur pratique clinique, de l’exposition à différents milieux ainsi que de leurs intérêts personnels et professionnels, elles et ils peuvent développer une spécialisation dans certains champs d’expertise. Ainsi, la pratique professionnelle est amenée à évoluer avec l’individu tout au long de sa carrière et s’adapte progressivement à ses sphères d’intérêt et à ses expériences. Par exemple, certaines personnes étudiantes ou diplômées en physiothérapie choisissent de s’impliquer bénévolement auprès d’équipes sportives. Cette implication leur permet d’acquérir une expérience concrète et de développer progressivement une expertise. En plus de favoriser l’apprentissage en contexte réel, cet engagement constitue une occasion pertinente de se démarquer professionnellement. Il s’agit donc d’une avenue enrichissante pour les physiothérapeutes souhaitant orienter leur pratique vers ce champ d’intérêt.

Perspectives d'emploi

Selon les données issues du gouvernement du Québec en date de janvier 2026, les perspectives d’emploi pour cette profession sont jugées excellentes. Du côté du gouvernement du Canada, les perspectives provinciales se montrent plus prudentes : le Guichet Emplois les qualifie de modérées pour la période 2025-2027, toutes régions confondues, avec une demande légèrement plus élevée dans la région des Laurentides.

Par ailleurs au Québec, 49 % des physiothérapeutes exercent dans les hôpitaux alors qu’un peu moins de la moitié exercent dans le secteur privé.

Sources et ressources utilisées

OPPQ
Guichet-Emploi (gouvernement du Canada)
Gouvernement du Québec
La relance à l’Université 2023
Comité patronal de négociation du secteur de la santé et des services sociaux
Faculté de médecine, Université Laval

 
Portrait rédigé par Andrée-Anne Martel, conseillère en emploi, en partie à l'aide de l'IA

Mise à jour : vendredi 20 mars 2026