Portrait du marché en audiologie

Aperçu du marché

Le Québec compte environ 580 audiologistes (OOAQ, 2025). Leur travail consiste principalement à prévenir, évaluer et traiter les problématiques associées à leurs champs d’expertise, soit l’audition et le système vestibulaire. Elles et ils collaborent souvent avec plusieurs autres professionnelles, professionnels, intervenantes et intervenants du domaine de la santé et de l’éducation ainsi que les proches de la personne accompagnée. Cette profession offre des occasions d’emploi varié en intervenant auprès d’une clientèle diversifiée, allant du nouveau-né à la personne aînée.

Au Québec, il n’existe pas de baccalauréat en audiologie. La maîtrise en audiologie est exigée pour obtenir le droit de pratique et l’inscription au tableau de l’Ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec (OOAQ). Pour accéder à cette maîtrise, il est possible de détenir un baccalauréat dans n’importe quelle discipline, bien que les programmes liés aux sciences et à la santé, tels que les sciences biomédicales, la biologie, les neurosciences ou la psychologie soient particulièrement pertinents. La maîtrise est contingentée et sa durée estimée est de 2 ans à temps complet, incluant des stages cliniques.

Secteurs du marché

Réseau de la santé et des services sociaux

Exemples de postes

  • Audiologiste
  • Conseillère ou conseiller clinique en audiologie

Exemples de tâches

  • Évaluer les fonctions de l’audition à l’aide de tests spécialisés (audiométrie, tympanométrie, tests en bruit, etc.)
  • Déterminer le type, le degré et l’impact d’un trouble auditif et dépister la surdité chez le nouveau né ou chez d’autres groupes à risque
  • Élaborer un plan d’intervention individualisé visant à améliorer ou rétablir la communication
  • Définir les stratégies thérapeutiques : réadaptation auditive, entraînement à l’écoute, recommandations technologiques
  • Mettre en place les programmes d’adaptation ou de réadaptation : stratégies d’écoute, conseils pour l'utilisation optimale de prothèses auditives, réduction de l’impact fonctionnel de la perte auditive
  • Offrir de l’éducation aux patientes et patients ainsi qu'à leurs proches pour favoriser leur autonomie
  • Recommander et ajuster des aides de suppléance à l’audition (ex. : systèmes FM, aides de communication et assurer un suivi quant à l’adaptation des milieux (scolaires, domiciliaires, de travail)
  • Participer aux réunions cliniques, aux suivis multidisciplinaires et à la planification des services et collaborer avec les ORL, orthophonistes, médecins, infirmières et infirmiers, travailleuses sociales et travailleurs sociaux, etc.
  • Rédiger des rapports d’évaluation et d’intervention et assurer la tenue de dossiers conforme aux normes professionnelles et légales

Principales exigences

  • Maîtrise en audiologie
  • Membre en règle de l’Ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec (OOAQ)
  • Habiletés communicationnelles écrites et verbales
  • Habiletés à transmettre et à enseigner les moyens d'intervention de façon claire et adaptée à chaque personne
  • Jugement professionnel
  • Capacité d'analyse
  • Approche collaborative
  • Sens de l’organisation
  • Habiletés relationnelles et empathie
  • Leadership
  • Sens des responsabilités
  • Souci du détail

Principaux employeurs

  • Centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS)
  • Centres intégrés universitaires de santé et de services sociaux (CIUSSS)
  • Centres hospitaliers universitaires ou instituts universitaires
  • Centres de réadaptation et de déficience auditive
  • Centre local de services communautaires (CLSC)
  • Établissements du Nord québécois (il s’agit des cinq établissements nordiques non visés par la loi relative à la création des CISSS et des CIUSS)
  • Services jeunesse intégrés
Enseignement universitaire

Un doctorat dans la discipline est généralement exigé pour les postes de professeures et professeurs d’université. Une expertise dans le domaine (recherche, publications, travail, etc.) et de l’expérience en enseignement sont généralement demandées également. 

Auxiliaires d'enseignement

Il est possible de s’initier à l’enseignement universitaire avant des études au troisième cycle. En effet, plusieurs personnes qui étudient au 1er, 2e ou 3e cycle occupent des emplois d’auxiliaire d’enseignement. À ce titre, elles doivent assister le personnel enseignant dans les diverses tâches requises pour la préparation et la présentation des cours ou des laboratoires, ainsi que pour l’évaluation des apprentissages. L’auxiliaire d’enseignement peut également se voir confier une tâche d’enseignement, sous la responsabilité d’une ou d'un membre du corps professoral. 

Au 3e cycle, des cours sont offerts aux étudiantes et étudiants désireux de faire carrière en pédagogie universitaire.

Chargées et chargés de cours

Les chargées et chargés de cours sont responsables de transmettre la matière aux étudiantes et étudiants en offrant des cours dans différents domaines. Elles et ils sont souvent aux études supérieures ou à l'emploi comme professionnelles et professionnels dans leur secteur d'activité et la charge de cours d'ajoute à leurs activités. Les contrats se font généralement par trimestre sans garantie de renouvellement. Les universités peuvent toutefois établir des listes de rappel en fonction de l'ancienneté.

En plus d'enseigner leur matière, les chargées et chargés de cours effectuent habituellement les tâches suivantes : diriger les travaux pratiques, alimenter des discussions, préparer et corriger les travaux et les examens, répondre aux questions des étudiantes et étudiants, suivre les plans de cours, préparer le matériel nécessaire et évaluer les progrès des étudiantes et étudiants.

Professeures et professeurs 

La première étape d'une carrière universitaire en vue d'une permanence est celle de professeure adjointe ou professeur adjoint. Ce titre est destiné aux titulaires d'un doctorat s'orientant vers une carrière universitaire. Le travail consiste à enseigner aux étudiantes et étudiants du 1er cycle et des cycles supérieurs dans sa discipline. La personne peut aussi être appelée à réaliser des travaux de recherche et à superviser les projets de recherche d'étudiantes et d'étudiants de baccalauréat, de maîtrise ou de doctorat. L'engagement initial se fait pour une période d'au plus 3 ans* dans le cadre d'un poste à temps complet. Après cette période, le conseil de la faculté peut prolonger le contrat pour une période d'au plus 3 ans*, soit recommander une promotion au titre d'agrégé ou ne pas renouveler. *Le nombre d’années peut varier d’une université à l’autre.

La seconde étape est celle de professeure agrégée et professeur agrégé. Ces personnes ont démontré des qualités d'enseignement et ont cumulé un certain nombre d'années d'expérience en enseignement universitaire. Elles ont aussi contribué au développement de leur discipline par des recherches, sinon elles peuvent posséder une expérience professionnelle appréciable dans leur domaine et obtenir une promotion pour l'obtention du titre de professeure agrégée ou professeur agrégé et ainsi obtenir leur permanence. La ou le professeur agrégé enseigne des cours de 1er, 2e ou 3e cycle dans son champ de compétence. De plus, la personne réalise des travaux de recherche liés à son expertise, dirige des projets de recherche auprès d'étudiantes et d'étudiants des 3 cycles, est membre d'une équipe de recherche et s'implique dans les divers comités de son département et de sa faculté.

L'étape subséquente représente le dernier et le plus haut niveau de la carrière universitaire, soit celui de professeure ou de professeur titulaire. Ce titre peut être accordé aux professeures et aux professeurs agrégés qui possèdent plusieurs années d'expérience en enseignement universitaire et qui ont réalisé et publié un certain nombre de travaux de recherche. Elles et ils doivent faire une demande et soumettre un dossier pour évaluation. La nomination est généralement accordée aux personnes s’étant distinguées dans le cadre de leur enseignement, de leurs recherches, de leur contribution au développement de leur discipline et à son rayonnement.

Exemples de postes

  • Chargée ou chargé de cours
  • Professeure ou professeur
  • Professeure adjointe ou professeur adjoint
  • Professeure agrégée ou professeur agrégé
  • Professeure ou professeur titulaire

Exemples de tâches

  • Préparer et livrer des cours en utilisant diverses méthodes (exposés, discussions, vidéos, démonstrations, ateliers, etc.)
  • Évaluer, au moyen de travaux et d’examens, les acquis et les progrès des étudiantes et des étudiants
  • Siéger sur divers comités
  • Participer à des activités relatives à la vie du département (réunions, élaboration de cours, gestion des budgets ou sélection du personnel, etc.)
  • Réaliser des travaux de recherche liés à son expertise
  • Superviser les travaux pratiques ou les projets de recherche des étudiantes et étudiants
  • Organiser des séminaires, des ateliers et des travaux dirigés

Principales exigences

  • Excellentes habiletés communicationnelles
  • Excellentes habiletés relationnelles
  • Leadership
  • Sens des responsabilités
  • Littératie numérique et compétences technologiques
  • Sens de l’organisation
  • Ouverture d’esprit
  • Bonne maîtrise de l’anglais
  • Capacité à vulgariser
  • Maîtrise du français parlé et écrit
  • Capacité à surveiller

Principaux employeurs

  • Universités
Recherche

Si vous envisagez une carrière en recherche, différentes possibilités s’offrent à vous. En effet, si l’on pense tout de suite aux établissements universitaires, on trouve aussi des chercheuses ou chercheurs dans des centres d’intervention ou au gouvernement, dans des centres de recherche publics, parapublics et privés (dont les centre d’innovation des cégeps et des collèges du Québec), dans des sociétés de consultantes et de consultants, dans des organismes internationaux, etc. Il n’est pas rare, non plus, qu’une chercheuse ou un chercheur démarre une entreprise.

Sachez qu’il est possible de s’initier à la recherche avant des études de troisième cycle. Certains programmes de premier cycle offrent des cours permettant d’acquérir ce type d’expérience. Ces cours peuvent s’intituler Stage, Stage de recherche, Initiation à la recherche, Projet de recherche, Formation pratique, etc. De même, plusieurs étudiantes et étudiants de 1er, 2e ou 3e cycle occupent des emplois d’auxiliaire de recherche. À ce titre, elles et ils doivent assister une équipe de recherche, une professeure ou un professeur, ou encore une autre personne qui reçoit des subventions ou des contrats de recherche dans ses différentes tâches relatives à la recherche. Les auxiliaires travaillent généralement à temps partiel pendant leurs études.

Le diplôme exigé, du baccalauréat avec expérience au post-doctorat, varie selon le type d’emploi et le milieu. 

Exemples de postes

  • Agente ou agent de recherche
  • Chercheuse ou chercheur
  • Conseillère ou conseiller en développement de la recherche
  • Professionnelle ou professionnel de recherche
  • Responsable de travaux pratiques et de recherche

Exemples de tâches

  • Planifier et préparer des recherches documentaires; effectuer des recherches bibliographiques, des revues de littérature
  • Assister la chercheuse ou le chercheur responsable, et les étudiantes et étudiants
  • Développer un réseau et établir des partenariats
  • Coordonner des projets et assurer leur suivi (échéancier, ressources humaines, financières et matérielles, etc.)
  • Vulgariser des informations et des résultats de recherche
  • Rédiger des demandes de subvention et des rapports de recherche; valoriser la diffusion des résultats
  • Collecter, analyser et interpréter des données
  • Administrer des tests et réaliser des entrevues

Principales exigences

  • Bonne maîtrise de l’anglais
  • Curiosité
  • Rigueur
  • Facilité à travailler en équipe
  • Autonomie
  • Capacité d’analyse
  • Habiletés communicationnelles
  • Créativité
  • Jugement
  • Sens de l’organisation
  • Orienté vers les résultats
  • Capacité d’adaptation

Principaux employeurs

  • Centres de recherche
  • Centres d’innovation des cégeps et des collèges
  • Établissements universitaires
  • Fonction publique
  • Organismes internationaux
  • Sociétés de consultantes ou de consultants
Pratique privée/entrepreneuriat

Exemples de postes

  • Audiologiste en clinique privée
  • Audiologiste propriétaire de clinique

Exemples de tâches

  • Effectuer des tests audiométriques et examens spécialisés pour diagnostiquer le type et le niveau de perte auditive
  • Évaluer les fonctions vestibulaires liées à l’équilibre
  • Établir un plan d’intervention audiologique adapté aux besoins de la patientèle; réadaptation, stratégies de communication, recommandations, etc.
  • Déterminer, programmer et ajuster les appareils auditifs ou autres aides technologiques
  • Enseigner des stratégies de communication (ex. : lecture labiale)
  • Fournir de l’information et accompagner la patientèle et sa famille concernant le trouble auditif, ses impacts et les options de traitement
  • Assurer le suivi clinique : ajustements, vérification de l’efficacité des appareils, révision du plan d’intervention
  • Rédiger les rapports d’évaluation, suivis cliniques et documents requis dans le dossier de la patientèle
  • Collaborer avec d’autres professionnelles et professionnels de la santé (ORL, audioprothésistes, orthophonistes, etc.)

Principales exigences

  • Maîtrise en audiologie
  • Membre en règle de l’Ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec (OOAQ)
  • Habiletés à transmettre et à enseigner les moyens d'intervention de façon claire et adaptée à chaque personne
  • Jugement professionnel
  • Capacité d’analyse
  • Habiletés relationnelles et empathie
  • Leadership
  • Sens des responsabilités
  • Approche collaborative
  • Sens de l’organisation et gestion du temps

Principaux employeurs

  • Cliniques spécialisées
  • Cliniques multidisciplinaires
Organismes publics et parapublics


Ces fonctions demeurent plus rares et requièrent généralement une expérience professionnelle clinique préalable.

Exemples de postes

  • Conseillère ou conseiller clinique/professionnelle spécialisée ou professionnel spécialisé
  • Analyste/Experte ou expert en santé publique

Exemples de tâches

  • Identifier, documenter et analyser les enjeux liés au bruit environnemental en milieu scolaire, communautaire ou de travail et proposer des mesures correctives
  • Contribution aux campagnes de promotion de la santé auditive
  • Orienter les décisions publiques et la planification des services à partir d’une expertise clinique et scientifique
  • Participe à la conception, à l’implantation et à l’évaluation de programmes visant la prévention, le dépistage, l’intervention précoce, l’amélioration de l’accès aux services
  • Développer des programmes fondés sur les données probantes, réalistes et applicables sur le terrain
  • Agir comme ressource experte pour soutenir la mise en œuvre des orientations, plans d’action et priorités gouvernementales

Principales exigences

  • Maîtrise en audiologie
  • Membre en règle de l’Ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec (OOAQ)
  • Expérience clinique significative dans un ou plusieurs champs de la discipline
  • Capacité d’analyse
  • Habiletés en rédaction et communicationnelles
  • Rigueur méthodologique et éthique professionnelle
  • Collaboration interdisciplinaire
  • Leadership
  • Sens des responsabilités
  • Sens de l’organisation
  • Bonne maîtrise de l’anglais

Principaux employeurs

  • Ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS)
  • Direction de la santé publique
  • Réseau de l’éducation

Statistiques

Les résultats du tableau ci-dessous proviennent de l'enquête La Relance à l'université conduite tous les deux ans par le ministère de l'Enseignement supérieur du Québec. Réalisée en 2023, elle vise à faire connaître la situation des personnes titulaires d'un baccalauréat ou d'une maîtrise de la promotion 2021, environ 20 mois après l'obtention de leur diplôme. Étant donné que les résultats ci-dessous concernent l'ensemble des personnes diplômées du Québec, le nom du programme peut varier de celui de l'Université Laval.

Programme Diplôme Personnes diplômées visées par l'enquête Taux de réponse À la recherche d'un emploi Aux études Personnes Inactives En emploi En emploi lié à la formation

Caractéristiques de l'emploi lié à la formation

À temps plein Satisfaction de l'emploi Salaire horaire moyen
N % % % % % % % % $

Orthophonie et audiologie

Baccalauréat

3

66,7

0

0

50

50

100

100

0

Maitrise

190

64,2

0

6,6

0,8

92,6

99,1

87,5

63,8

34,83

Selon les données issues de Statistique Canada mises à jour en novembre 2025, le salaire horaire médian des audiologistes au Québec est de 41 $/h (Guichet-Emploi, dernière mise à jour juillet 2025) tous milieux confondus.

Il est possible de consulter l’échelle salariale en vigueur du Comité patronal de négociation du secteur de la santé et des services sociaux.

Constat de votre conseillère ou conseiller en emploi

Travailler en audiologie permet d’évoluer dans un domaine enrichissant et en constante transformation et permet de combiner la science et la créativité. Les audiologistes contribuent directement au mieux être des personnes en leur offrant des services adaptés qui améliorent leur audition, leur communication, leur autonomie et leur intégration sociale. Leur rôle a un impact concret sur la participation collective, scolaire et professionnelle des individus.

La demande pour les services en audiologie est en croissance, notamment en raison du dépistage plus précoce de la surdité chez les enfants, de l’augmentation des cas de surdité professionnelle, du vieillissement de la population et de l’amélioration des taux de survie attribuable aux progrès médicaux. Les perspectives d’emploi pour cette profession y sont somme toute favorables.

Selon le gouvernement du Canada, les perspectives d’emploi jusqu’en 2028 en audiologie sont modérées pour le Québec. Le secteur public et mixte (public et privée) de la santé représente un peu plus de 65 % des emplois de cette profession au Québec. (OOAQ, mars 2025)

Par ailleurs, l'évolution du domaine est également influencée par les avancées technologiques. Selon un article publié dans The Hearing Review l’intelligence artificielle transforme la pratique audiologique en automatisant certaines tâches techniques tout en renforçant son rôle clinique. Les avancées en IA permettent déjà d’accélérer l’audiométrie et l’analyse des résultats grâce à des outils automatisés. L’essor de la téléaudiologie permet quant à lui d’effectuer des dépistages, ajustements et suivis à distance, étendant l’accès aux soins dans les régions éloignées ou pour les personnes à mobilité réduite. Malgré ces innovations, la relation thérapeutique, l’expertise clinique et le jugement humain restent essentiels pour offrir un accompagnement personnalisé et un soin réellement complet. (Adopting AI in Audiology: Are HCPs Ready?, 2025)

Sources et ressources utilisées :

OOAQ 
Guichet-Emploi (gouvernement du Canada)
Gouvernement du Québec
La relance à l’Université 2023
Comité patronal de négociation du secteur de la santé et des services sociaux
Faculté de médecine, Université Laval
Service du développement professionnel, Université Laval
Article : Adopting AI in Audiology: Are HCPs Ready?, Hearing Review, 2025

Portrait rédigé par Andrée-Anne Martel, conseillère en emploi, en partie à l'aide de l'IA

Mise à jour : mardi 03 mars 2026