Une formation en sciences historiques et en patrimoine, incluant des disciplines telles que l’histoire, l’histoire de l’art, la muséologie, l’ethnologie ou le patrimoine, permet d’accéder à un marché de l’emploi à la fois diversifié et concurrentiel. Au Québec, les perspectives professionnelles dans ces domaines sont généralement considérées comme modérées, notamment en raison d’un nombre limité de postes permanents et d’un marché relativement stable. Les occasions d’emploi se présentent fréquemment sous forme de contrats, de projets ponctuels ou de remplacements, ce qui influence les trajectoires professionnelles, souvent marquées par une certaine mobilité.
Les personnes diplômées peuvent exercer une grande variété de fonctions dans des milieux variés tels que les musées, les centres d’archives, les municipalités et les organismes culturels. Elles occupent notamment des postes d’archiviste, de muséologue, de chargé ou chargée de projet culturel, d’agent ou agente de développement culturel, de médiateur ou médiatrice culturelle, de guide-interprète ou encore de professionnel ou professionnelle en communication culturelle. À ces rôles s’ajoutent des fonctions techniques liées à la gestion des collections, à la documentation, à la diffusion numérique et à l’organisation d’activités culturelles, reflétant la diversité des débouchés.
Le secteur connaît par ailleurs des transformations importantes sous l’effet de plusieurs tendances. En effet, la numérisation du patrimoine occupe une place croissante, notamment par le développement d’archives numériques, de bases de données culturelles et de plateformes de diffusion en ligne. La médiation culturelle prend également de l’importance, avec une attention accrue portée à l’expérience des publics. Parallèlement, les liens entre patrimoine, tourisme culturel et développement territorial se renforcent, contribuant à diversifier les contextes d’emploi. L’essor de la production de contenus numériques, tels que les balados ou les expositions virtuelles, témoigne aussi de l’évolution des pratiques professionnelles, tout comme l’intégration progressive d’outils numériques et d’intelligence artificielle dans les activités de documentation et de valorisation.
Sur le plan des conditions de travail, le secteur des arts, spectacles et patrimoine se caractérise par une proportion importante d’emplois contractuels, saisonniers ou à temps partiel, particulièrement en début de carrière. Les emplois sont également concentrés dans les grands centres urbains, notamment à Montréal et à Québec, bien que les régions offrent aussi des opportunités liées à la mise en valeur du patrimoine local. Dans ce contexte, les parcours professionnels sont souvent non linéaires et impliquent l’accumulation d’expériences variées.
Malgré ces défis, la vitalité du patrimoine québécois et l’importance des institutions culturelles contribuent à soutenir une diversité d’emplois dans les domaines de la recherche, de la conservation, de la médiation et de la diffusion. Ainsi, bien que l’insertion professionnelle puisse nécessiter une certaine adaptabilité, ce champ d’études ouvre la voie à des possibilités de carrière multiples au sein d’un secteur en constante évolution.
Les titulaires d'un diplôme dans le domaine des sciences historiques peuvent trouver des débouchés intéressants dans le secteur des communications au sein des organismes culturels. Leur formation les prépare à effectuer de la recherche rigoureuse, à analyser et à vulgariser des contenus complexes, ce qui constitue un atout majeur pour transformer des savoirs spécialisés en messages clairs et accessibles au grand public. Leur capacité à raconter des histoires et à mettre en contexte des projets culturels s’inscrit particulièrement bien dans les besoins actuels du milieu.
Le marché des communications dans le secteur culturel est marqué par plusieurs tendances. La transformation numérique pousse les organismes à renforcer leur présence en ligne et à développer des formats innovants, tels que les expositions virtuelles, les balados ou les capsules vidéo. Le public s’attend à vivre des expériences interactives et immersives, ce qui exige des professionnelles et professionnels la capacité d’adapter leur communication à de nouveaux canaux.
Les principaux employeurs dans ce secteur sont variés : musées, centres d’exposition, sociétés d’histoire, organismes à but non lucratif, services culturels municipaux, festivals et événements patrimoniaux, ainsi que les instances gouvernementales, comme le ministère de la Culture et des Communications du Québec. Les postes offerts portent des titres comme chargée ou chargé de communication, agente ou agent de diffusion culturelle, rédactrice ou rédacteur en communication, spécialiste en médiation numérique ou encore coordonnatrice ou coordonnateur de projets culturels.
Du côté des compétences, les employeurs recherchent avant tout une excellente maîtrise du français écrit et une capacité à rédiger des contenus variés et adaptés aux différents publics. La connaissance du milieu culturel et la capacité de vulgariser des contenus historiques constituent un avantage distinctif pour les titulaires d'un diplôme en sciences historiques. À cela s’ajoutent des compétences numériques devenues incontournables, comme la gestion de sites Web et de médias sociaux, l’utilisation d’outils graphiques ou encore la maîtrise de bases en référencement (SEO). Des habiletés en organisation et en gestion de projet sont également très appréciées, tout comme le bilinguisme français-anglais, qui demeure un atout important dans plusieurs institutions culturelles.
En somme, le secteur des communications dans les organismes culturels représente une avenue stimulante pour les titulaires d'un diplôme en sciences historiques. Bien que le marché soit concurrentiel, celles et ceux qui savent combiner leur expertise en histoire avec de solides compétences en communication et en outils numériques disposent d’atouts indéniables pour se démarquer.
Archivistes
Si vous possédez un baccalauréat qui comporte un certificat en archivistique ou si vous êtes titulaire du certificat en archivistique de l'Université Laval, vous pourriez obtenir un emploi de technicienne ou de technicien en gestion documentaire ou en gestion des archives. Un baccalauréat qui inclut un certificat en archivistique ou une formation universitaire de 2e ou de 3e cycle (l'Université Laval offre une maîtrise en histoire - archivistique) vous permettra d'obtenir un emploi d'archiviste.
Alors que les fonctions de la technicienne ou du technicien se rapportent principalement au traitement des documents et au service aux usagers, celles de l'archiviste concernent l'analyse, la conception, la planification, la gestion, l'organisation, la supervision, le contrôle et l'évaluation.
Pour les personnes qui souhaitent s'initier aux méthodes et aux outils propres à la gestion documentaire numérique dans les organisations, l'Université Laval offre un microprogramme de 1er cycle en gestion des documents numériques.
Info : Association des archivistes du Québec - Devenir archiviste
Conservatrices et conservateurs
Les sciences historiques offrent une solide formation en recherche, en analyse critique et en compréhension du patrimoine matériel et immatériel. Ces compétences peuvent constituer un socle pertinent pour le domaine de la conservation, dont la mission est de préserver, restaurer et mettre en valeur des biens culturels tels que des manuscrits, des œuvres d’art, des artefacts, des archives ou encore des sites historiques. La capacité des personnes diplômées à contextualiser les objets et à en expliquer la valeur historique et culturelle représente un atout pour les organismes qui œuvrent à la sauvegarde du patrimoine.
Toutefois, la conservation-restauration est un domaine hautement spécialisé et technique. Pour accéder à des postes directement liés à l’entretien, à la restauration ou à la préservation d’objets patrimoniaux, une formation complémentaire de 2e cycle en conservation, en muséologie ou toutes disciplines dans le domaine des sciences historiques est généralement requise. Les titulaires d'un diplôme en sciences historiques qui choisissent cette voie peuvent ainsi combiner leurs connaissances historiques à des compétences pratiques et techniques, ce qui accroît leur employabilité dans les musées, les archives, les bibliothèques spécialisées, les centres de conservation et les organismes patrimoniaux.
Le Québec compte un grand nombre d'organismes culturels, historiques et touristiques, ainsi que plusieurs festivals de toutes sortes offrant de multiples possibilités à toute personne sensible à la mise en valeur de la culture et du patrimoine.
Les premiers emplois dans ce secteur sont souvent saisonniers ou contractuels, en fonction des projets, des subventions ou de l'achalandage. Les heures de travail peuvent être atypiques : en soirée, les fins de semaine et les jours fériés. Les salaires varient considérablement en fonction des employeurs, de l'expérience et des responsabilités. Ils sont parfois modestes, surtout pour les postes d'entrée. Ceux-ci permettent toutefois d'intégrer des organisations intéressantes et dynamiques, d'acquérir de l'expérience et d'élargir son réseau de contacts. Pendant les études, on peut penser à des postes à la billetterie, à l'accueil, au service à la clientèle, de guide-interprète, etc. Dans la plupart des cas, le bilinguisme ou une excellente maîtrise de l'anglais est exigé.
Si certains domaines d’études (informatique, traduction, design graphique, journalisme, etc.) sont plus propices pour travailler à son compte, toute personne ayant la fibre entrepreneuriale peut toutefois décider de se lancer, avec ou sans formation, en entrepreneuriat. C’est surtout la « fibre entrepreneuriale » qui fait foi de diplôme ici.
Si la plupart des entrepreneuses ou entrepreneurs n’ont pas de formation en entrepreneuriat, plusieurs cours, programmes ou activités de perfectionnement peuvent être suivis pour acquérir des connaissances utiles au fonctionnement d’une organisation, que ce soit en gestion, en comptabilité, en droit, etc. Consultez la page Entrepreneuriat et pige de notre site.
Plusieurs exercent en tant que consultante ou consultant, offrant leur expertise et leurs compétences en recherche et en analyse critique à diverses organisations. Les possibilités sont nombreuses, allant de collaborations avec des médias à des projets pour des musées, des lieux historiques, des ministères et bien d'autres.
Comme ces personnes créent leur propre emploi, on ne parlera pas d’exigences dans ce secteur, mais de caractéristiques propres aux entrepreneuses et entrepreneurs.
Formation générale ou professionnelle
Au Québec, pour devenir enseignante ou enseignant à la formation générale ou à la formation professionnelle, vous devez être titulaire d’une autorisation d’enseigner délivrée par le ministère de l’Éducation. Ce brevet s’obtient à la suite d’un baccalauréat agréé de quatre ans en enseignement (liste des programmes de formation à l’enseignement menant à une autorisation d’enseigner).
Si vous détenez un baccalauréat ou un diplôme équivalent dans une matière enseignée dans les écoles primaires et secondaires au Québec, vous pouvez enseigner au Québec en complétant un programme qualifiant. À la fin de ce diplôme, vous recevrez un brevet d’enseignement.
Actuellement, aucune autorisation n’est exigée pour être suppléante ou suppléant (enseignant(e) à la leçon, à taux horaire ou suppléant(e) occasionnel(le)). Vérifiez le site du gouvernement ci-dessous pour obtenir les informations à jour à ce sujet.
Pour en savoir plus, consultez le site du gouvernement du Québec.
Tutorat
Sans brevet d’enseignement, vous pouvez vous initier à l’enseignement grâce au tutorat, l’aide aux devoirs ou la préparation d’examens. Vous aurez ainsi l’occasion d’acquérir de l’expérience en accompagnant un ou des élèves dans leur apprentissage de votre discipline.
Enseignement collégial
Les exigences pour enseigner votre discipline au collégial peuvent varier d’un établissement à l’autre. Contrairement à l’enseignement aux niveaux primaire et secondaire, le brevet d’enseignement n’est pas requis.
En général, un baccalauréat dans la discipline à enseigner représente l’exigence de base. Une maîtrise ou un doctorat peuvent toutefois être exigés par certains collèges. Plusieurs considéreront aussi une formation et/ou une expérience en enseignement comme des atouts indéniables. Si vous souhaitez acquérir une formation pédagogique, l’Université Laval propose le D.E.S.S. en enseignement collégial ou la maîtrise en enseignement collégial.
Formation continue
La formation continue s’inscrit à la suite d’une formation initiale et vise à mettre à jour ou à accroître des connaissances théoriques et pratiques, à développer la culture, les capacités personnelles ou les compétences professionnelles. Elle s’adresse principalement aux personnes déjà engagées dans la vie professionnelle. Elle peut prendre différentes formes : formation, conférence, atelier, cours, etc. Plusieurs établissements d’enseignement, organismes ou entreprises proposent de la formation continue et les exigences varient d’un endroit à l’autre. À l’Université Laval, il faut minimalement détenir un baccalauréat dans la discipline enseignée et avoir de l’expérience dans cette même discipline.
Enseignement aux aînées et aux aînés
Les universités du troisième âge (UTA) ne font pas partie du réseau universitaire normal, mais sont souvent affiliées à une université, ce qui leur permet d’offrir de l’enseignement universitaire. Elles s’adressent à une clientèle âgée généralement d’au moins 50 ou 55 ans. Leur objectif est de favoriser l’engagement social et culturel, ainsi que l’épanouissement intellectuel, technique, manuel, artistique ou physique des personnes. Les UTA offrent des cours, ateliers, conférences ou activités dans un cadre qui favorise les discussions et qui est exempt d’examens, de travaux ou de diplômes.
Les critères d’embauche varient énormément d’une UTA à l’autre. À l’Université Laval, un diplôme de maîtrise dans la discipline enseignée est exigé, ainsi que cinq ans d’expérience en enseignement.
Animation et activités parascolaires
Les villes, centres de loisirs et camps spécialisés embauchent des animateurs pour offrir des ateliers de toute sorte (théâtre, dessin, informatique, etc.) autant aux jeunes qu’aux adultes.
Certains organismes peuvent demander une formation du programme DAFA, un standard national de formation en animation. Ce programme vise à assurer la sécurité et la qualité de l’animation de groupes de jeunes de 5 à 17 ans au Québec.
Les centres de services scolaires peuvent embaucher des personnes pour offrir des activités parascolaires. Le brevet d’enseignement n’est pas requis pour ce type d’emploi, généralement à temps partiel. Cela peut donc être une façon intéressante d’acquérir de l’expérience en enseignement pendant vos études.
Si vous envisagez une carrière en recherche, différentes possibilités s’offrent à vous. En effet, si l’on pense tout de suite aux établissements universitaires, on trouve aussi des chercheuses ou chercheurs dans des centres d’intervention ou au gouvernement, dans des centres de recherche publics, parapublics et privés (dont les centre d’innovation des cégeps et des collèges du Québec), dans des sociétés de consultantes et de consultants, dans des organismes internationaux, etc. Il n’est pas rare, non plus, qu’une chercheuse ou un chercheur démarre une entreprise.
Sachez qu’il est possible de s’initier à la recherche avant des études de troisième cycle. Certains programmes de premier cycle offrent des cours permettant d’acquérir ce type d’expérience. Ces cours peuvent s’intituler Stage, Stage de recherche, Initiation à la recherche, Projet de recherche, Formation pratique, etc. De même, plusieurs étudiantes et étudiants de 1er, 2e ou 3e cycle occupent des emplois d’auxiliaire de recherche. À ce titre, elles et ils doivent assister une équipe de recherche, une professeure ou un professeur, ou encore une autre personne qui reçoit des subventions ou des contrats de recherche dans ses différentes tâches relatives à la recherche. Les auxiliaires travaillent généralement à temps partiel pendant leurs études.
Le diplôme exigé, du baccalauréat avec expérience au post-doctorat, varie selon le type d’emploi et le milieu.
Le secteur de la politique englobe de nombreux aspects de la gouvernance, de la législation, de la diplomatie, de la gestion publique et de la participation citoyenne.
Si vous souhaitez vous initier à la vie parlementaire québécoise pendant vos études, considérez le programme des pages de l'Assemblée nationale.
Bien qu’aucun diplôme ne soit exigé pour les professions de ce secteur, une formation en art, en histoire, en histoire de l’art ou dans le domaine de la marchandise à vendre (œuvres d’art, pierres précieuses, objets anciens, bijoux, meubles, montres, etc.) sera un avantage, de même que des notions en vente et en gestion. Les formations sur le marché de l’art sont rares au Québec. Pour vous initier au métier, l’idéal est de commencer à travailler auprès de personnes expérimentées et d’apprendre d’elles.
Les résultats du tableau ci-dessous proviennent de l'enquête La Relance à l'université conduite tous les deux ans par le ministère de l'Enseignement supérieur du Québec. Réalisée en 2023, elle vise à faire connaître la situation des personnes titulaires d'un baccalauréat ou d'une maîtrise de la promotion 2021, environ 20 mois après l'obtention de leur diplôme. Étant donné que les résultats ci-dessous concernent l'ensemble des personnes diplômées du Québec, le nom du programme peut varier de celui de l'Université Laval.
| Programme | Diplôme | Personnes diplômées visées par l'enquête | Taux de réponse | À la recherche d'un emploi | Aux études | Personnes Inactives | En emploi | En emploi lié à la formation |
Caractéristiques de l'emploi lié à la formation |
||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| À temps plein | Satisfaction de l'emploi | Salaire horaire moyen | |||||||||
| N | % | % | % | % | % | % | % | % | $ | ||
|
Histoire |
Baccalauréat |
315 |
54 |
2,9 |
42,4 |
4,7 |
50 |
32,9 |
67,9 |
68 |
27,56 |
|
Maitrise |
94 |
64,9 |
1,6 |
29,5 |
0 |
68,9 |
61,9 |
69,2 |
76,9 |
29,11 |
|
Les résultats du tableau ci-dessous proviennent de l'enquête La Relance à l'Université Laval conduite tous les deux ans du ministère de l'Enseignement supérieur du Québec. Réalisée en 2023, elle vise à faire connaître la situation des personnes titulaires d'un baccalauréat ou d'une maîtrise en histoire de l'art de l'Université Laval. La cohorte visée est celle de 2021, environ 20 mois après l'obtention de leur diplôme.
| Programme | Diplôme | Personnes diplômées visées par l'enquête | Taux de réponse | À la recherche d'un emploi | Aux études | Personnes Inactives | En emploi | En emploi lié à avec la formation |
L'emploi à temps plein et ses caractéristiques |
||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| À temps plein | Satisfaction de l'emploi | Salaire horaire moyen | |||||||||
| N | % | % | % | % | % | % | % | % | $ | ||
| Histoire de l'art | Baccalauréat | 115 | 53,9 | 0,0 | 46,8 | 6,5 | 46,8 | 34,5 | 60,0 | 33,3 | 24,96 |
| Maîtrise | 39 | 61,5 | 0,0 | 25 | 8,3 | 66,7 | 81,3 | 84,6 | 50 | 25,14 | |
Autres statistiques
Gouvernement du Québec
Archivistes
Techniciens/techniciennes en gestion de l’information et des archives
Personnel technique des musées et des galeries d’art
Professionnels/professionnelles en publicité, marketing et relations publiques
Guides touristiques et guides itinérants / guides itinérantes
Agents/agentes de programmes en politiques sociales
Le SDP, quant à lui, observe une légère baisse des offres d’emploi dans le domaine des sciences historiques et patrimoniales entre le 1er mai 2025 et le 30 avril 2026, comparativement à l’année précédente.
Les études en sciences historiques et patrimoniales permettent de développer des compétences solides, notamment en recherche documentaire, en analyse critique, en synthèse de l’information, en rédaction et en rigueur méthodologique. Toutefois, un enjeu important en employabilité réside dans la capacité à traduire ces acquis en compétences professionnelles clairement compréhensibles pour les employeurs. Par exemple, l’analyse de sources peut être présentée comme de l’analyse et de l’interprétation de données, la recherche historique comme de la recherche documentaire ou de la veille informationnelle, et la rédaction académique comme de la production de contenus adaptés à différents publics et supports.
Dans le contexte actuel du marché du travail, les profils « hybrides » sont particulièrement valorisés. Les personnes diplômées gagnent ainsi à compléter leur formation par des compétences appliquées dans des domaines connexes tels que la communication et la médiation culturelle, les outils numériques, la gestion de contenus, ou encore, la gestion de projets. La capacité à vulgariser l’information, à produire du contenu numérique ou à coordonner des projets culturels constitue un atout important pour élargir les possibilités professionnelles, y compris dans des milieux qui ne sont pas toujours associés directement aux sciences historiques.
Par ailleurs, l’expérience concrète joue un rôle déterminant dans l’insertion professionnelle. Il est fortement recommandé de multiplier les occasions de mettre en pratique ses compétences, que ce soit par des stages, des contrats étudiants, du bénévolat ou la participation à des projets de diffusion culturelle (baladodiffusion, expositions virtuelles, contenus numériques, médias (CHYZ émission 3600 secondes d’histoire) etc. La diversité des expériences, plus que leur linéarité, permet de mieux se positionner sur le marché du travail.
Le développement d’un réseau professionnel constitue également un levier important dans ce secteur. La participation à des événements culturels, à des colloques (ex. : Artefacts), à des associations (Société québécoise d’ethnologie, Institut du patrimoine culturel, Les Sociétés d’histoire de Québec, etc.) ou à des projets collaboratifs favorise les contacts avec les milieux professionnels et peut faciliter l’accès à des occasions d’emploi.
Enfin, il est important d’aborder le parcours professionnel avec une certaine flexibilité. Les débuts de carrière sont souvent marqués par des emplois contractuels, saisonniers ou à temps partiel et les trajectoires peuvent être évolutives. Dans certains cas, une formation complémentaire peut également représenter un atout pour accéder à des fonctions plus spécialisées ou pour se positionner dans des niches particulières du milieu.
Mise à jour : mardi 14 juillet 2026