Portrait du marché en sciences historiques et patrimoine

Aperçu du marché

Une formation en sciences historiques et en patrimoine, incluant des disciplines telles que l’histoire, l’histoire de l’art, la muséologie, l’ethnologie ou le patrimoine, permet d’accéder à un marché de l’emploi à la fois diversifié et concurrentiel. Au Québec, les perspectives professionnelles dans ces domaines sont généralement considérées comme modérées, notamment en raison d’un nombre limité de postes permanents et d’un marché relativement stable. Les occasions d’emploi se présentent fréquemment sous forme de contrats, de projets ponctuels ou de remplacements, ce qui influence les trajectoires professionnelles, souvent marquées par une certaine mobilité.

Les personnes diplômées peuvent exercer une grande variété de fonctions dans des milieux variés tels que les musées, les centres d’archives, les municipalités et les organismes culturels. Elles occupent notamment des postes d’archiviste, de muséologue, de chargé ou chargée de projet culturel, d’agent ou agente de développement culturel, de médiateur ou médiatrice culturelle, de guide-interprète ou encore de professionnel ou professionnelle en communication culturelle. À ces rôles s’ajoutent des fonctions techniques liées à la gestion des collections, à la documentation, à la diffusion numérique et à l’organisation d’activités culturelles, reflétant la diversité des débouchés.

Le secteur connaît par ailleurs des transformations importantes sous l’effet de plusieurs tendances. En effet, la numérisation du patrimoine occupe une place croissante, notamment par le développement d’archives numériques, de bases de données culturelles et de plateformes de diffusion en ligne. La médiation culturelle prend également de l’importance, avec une attention accrue portée à l’expérience des publics. Parallèlement, les liens entre patrimoine, tourisme culturel et développement territorial se renforcent, contribuant à diversifier les contextes d’emploi. L’essor de la production de contenus numériques, tels que les balados ou les expositions virtuelles, témoigne aussi de l’évolution des pratiques professionnelles, tout comme l’intégration progressive d’outils numériques et d’intelligence artificielle dans les activités de documentation et de valorisation.

Sur le plan des conditions de travail, le secteur des arts, spectacles et patrimoine se caractérise par une proportion importante d’emplois contractuels, saisonniers ou à temps partiel, particulièrement en début de carrière. Les emplois sont également concentrés dans les grands centres urbains, notamment à Montréal et à Québec, bien que les régions offrent aussi des opportunités liées à la mise en valeur du patrimoine local. Dans ce contexte, les parcours professionnels sont souvent non linéaires et impliquent l’accumulation d’expériences variées.

Malgré ces défis, la vitalité du patrimoine québécois et l’importance des institutions culturelles contribuent à soutenir une diversité d’emplois dans les domaines de la recherche, de la conservation, de la médiation et de la diffusion. Ainsi, bien que l’insertion professionnelle puisse nécessiter une certaine adaptabilité, ce champ d’études ouvre la voie à des possibilités de carrière multiples au sein d’un secteur en constante évolution.

Secteurs du marché

Communication

Les titulaires d'un diplôme dans le domaine des sciences historiques peuvent trouver des débouchés intéressants dans le secteur des communications au sein des organismes culturels. Leur formation les prépare à effectuer de la recherche rigoureuse, à analyser et à vulgariser des contenus complexes, ce qui constitue un atout majeur pour transformer des savoirs spécialisés en messages clairs et accessibles au grand public. Leur capacité à raconter des histoires et à mettre en contexte des projets culturels s’inscrit particulièrement bien dans les besoins actuels du milieu.

Le marché des communications dans le secteur culturel est marqué par plusieurs tendances. La transformation numérique pousse les organismes à renforcer leur présence en ligne et à développer des formats innovants, tels que les expositions virtuelles, les balados ou les capsules vidéo. Le public s’attend à vivre des expériences interactives et immersives, ce qui exige des professionnelles et professionnels la capacité d’adapter leur communication à de nouveaux canaux.

Les principaux employeurs dans ce secteur sont variés : musées, centres d’exposition, sociétés d’histoire, organismes à but non lucratif, services culturels municipaux, festivals et événements patrimoniaux, ainsi que les instances gouvernementales, comme le ministère de la Culture et des Communications du Québec. Les postes offerts portent des titres comme chargée ou chargé de communication, agente ou agent de diffusion culturelle, rédactrice ou rédacteur en communication, spécialiste en médiation numérique ou encore coordonnatrice ou coordonnateur de projets culturels.

Du côté des compétences, les employeurs recherchent avant tout une excellente maîtrise du français écrit et une capacité à rédiger des contenus variés et adaptés aux différents publics. La connaissance du milieu culturel et la capacité de vulgariser des contenus historiques constituent un avantage distinctif pour les titulaires d'un diplôme en sciences historiques. À cela s’ajoutent des compétences numériques devenues incontournables, comme la gestion de sites Web et de médias sociaux, l’utilisation d’outils graphiques ou encore la maîtrise de bases en référencement (SEO). Des habiletés en organisation et en gestion de projet sont également très appréciées, tout comme le bilinguisme français-anglais, qui demeure un atout important dans plusieurs institutions culturelles.

En somme, le secteur des communications dans les organismes culturels représente une avenue stimulante pour les titulaires d'un diplôme en sciences historiques. Bien que le marché soit concurrentiel, celles et ceux qui savent combiner leur expertise en histoire avec de solides compétences en communication et en outils numériques disposent d’atouts indéniables pour se démarquer.

Exemples de postes

  • Chroniqueuse ou chroniqueur culturel
  • Responsable des relations publiques
  • Coordonnatrice ou coordonnateur d’activités
  • Chargé(e), conseiller(ère), agent(e), responsable, coordonnateur(trice) des communications
  • Responsable de la diffusion et du développement
  • Recherchiste
  • Documentariste
  • Rédactrice ou rédacteur
  • Édimestre
  • Animatrice ou animateur, ou gestionnaire de communautés
  • Agente ou agent de diffusion culturelle
  • Coordonnatrice ou coordonnateur de projets culturels

Exemples de tâches

  • Développer et maintenir des partenariats avec des organismes culturels
  • Exprimer son opinion ou partager son expertise à l’oral ou à l’écrit sur différentes plateformes (radio, télévision, blogue, balado, presse écrite, magazine spécialisé, etc.)
  • Préparer et mener des entrevues
  • Étudier des sujets, analyser des informations et effectuer des recherches
  • Proposer des sujets, des angles de traitement, trouver des personnes pour participer à des émissions
  • Rédiger divers documents (communiqués de presse, rapports, plans de communication, articles spécialisés, etc.)
  • Concevoir et mettre en œuvre des stratégies de communication
  • Rédiger des demandes de subvention et de commandites; développer des partenariats
  • Animer des réseaux sociaux
  • Rédiger des contenus Web en tenant compte du SEO et des normes d’accessibilité; intégrer les contenus dans un site; le maintenir à jour
  • Organiser des activités : portes ouvertes, lancements, vernissages, inaugurations, etc.; les promouvoir
  • Gérer les relations avec les médias et organiser des conférences de presse

Principales exigences

  • Aisance relationnelle et entregent
  • Bonne culture générale
  • Capacité à vulgariser et sens de la persuasion
  • Curiosité intellectuelle, recherche et analyse
  • Esprit critique
  • Excellente maîtrise de la langue française
  • Gestion du stress et des priorités
  • Sens de l’organisation
  • Tact et diplomatie
  • Connaissance des logiciels : Antidote, InDesign, WordPress, Canva, logiciels de montage audio (pour le balado), etc.
  • Compétences en gestion de projet
  • Connaissances en rédaction Web et en marketing de contenu

Principaux employeurs

  • Établissements d’enseignement
  • Fondations
  • Organismes à but non lucratif
  • Agences de communication
  • Médias
  • Maisons d’édition spécialisées
  • Organismes culturels
  • Administration publique
  • Festivals et industrie du spectacle
  • Musées
  • Centres d’exposition
  • Sociétés d’histoire
Conservation

Archivistes

Si vous possédez un baccalauréat qui comporte un certificat en archivistique ou si vous êtes titulaire du certificat en archivistique de l'Université Laval, vous pourriez obtenir un emploi de technicienne ou de technicien en gestion documentaire ou en gestion des archives. Un baccalauréat qui inclut un certificat en archivistique ou une formation universitaire de 2e ou de 3e cycle (l'Université Laval offre une maîtrise en histoire - archivistique) vous permettra d'obtenir un emploi d'archiviste.

Alors que les fonctions de la technicienne ou du technicien se rapportent principalement au traitement des documents et au service aux usagers, celles de l'archiviste concernent l'analyse, la conception, la planification, la gestion, l'organisation, la supervision, le contrôle et l'évaluation.

Pour les personnes qui souhaitent s'initier aux méthodes et aux outils propres à la gestion documentaire numérique dans les organisations, l'Université Laval offre un microprogramme de 1er cycle en gestion des documents numériques.

Info : Association des archivistes du Québec - Devenir archiviste 

Conservatrices et conservateurs

Les sciences historiques offrent une solide formation en recherche, en analyse critique et en compréhension du patrimoine matériel et immatériel. Ces compétences peuvent constituer un socle pertinent pour le domaine de la conservation, dont la mission est de préserver, restaurer et mettre en valeur des biens culturels tels que des manuscrits, des œuvres d’art, des artefacts, des archives ou encore des sites historiques. La capacité des personnes diplômées à contextualiser les objets et à en expliquer la valeur historique et culturelle représente un atout pour les organismes qui œuvrent à la sauvegarde du patrimoine.

Toutefois, la conservation-restauration est un domaine hautement spécialisé et technique. Pour accéder à des postes directement liés à l’entretien, à la restauration ou à la préservation d’objets patrimoniaux, une formation complémentaire de 2e cycle en conservation, en muséologie ou toutes disciplines dans le domaine des sciences historiques est généralement requise. Les titulaires d'un diplôme en sciences historiques qui choisissent cette voie peuvent ainsi combiner leurs connaissances historiques à des compétences pratiques et techniques, ce qui accroît leur employabilité dans les musées, les archives, les bibliothèques spécialisées, les centres de conservation et les organismes patrimoniaux.

Exemples de postes

  • Archiviste
  • Catalogueuse ou catalogueur
  • Conseillère ou conseiller aux archives
  • Conservatrice ou conservateur
  • Coordonnatrice ou coordonnateur des collections
  • Responsable de la gestion documentaire
  • Spécialiste en ressources documentaires
  • Technicienne ou technicien en archivistique

Exemples de tâches

  • Recommander des artéfacts, pièces d’archives et œuvres d’art à acquérir en établissant leur authenticité et en justifiant leur valeur patrimoniale, historique et artistique
  • Planifier et organiser des expositions
  • Contribuer à la recherche, à la rédaction de textes d’exposition, de publications et à la préparation de matériel didactique pour les expositions
  • Gérer de la documentation et de l’information, cycle de vie, accès, protection des renseignements personnels, etc.
  • Implanter et mettre à jour des outils de gestion documentaire
  • Organiser et traiter des ressources documentaires : analyser du contenu, indexer, classifier, implanter des systèmes informatisés
  • Organiser et animer des activités de formation à l’utilisation des services et des ressources documentaires, à l’utilisation de systèmes ou de logiciels
  • Inventorier les biens culturels ou intellectuels d’une organisation ou d’un particulier
  • Développer des outils de transmission des connaissances
  • Traiter divers objets (peintures, sculptures, mobilier, textiles, livres, etc.) pour arrêter ou retarder leur dégradation
  • Recommander des traitements et des méthodes pour exposer, entreposer, entretenir et préserver des artéfacts
  • Procéder à des examens détaillés de la structure et des objets à restaurer et de la nature des détériorations
  • Conseiller les artistes sur les matériaux à utiliser pour favoriser la pérennité de leurs oeuvres
  • Assurer un environnement adéquat aux oeuvres pendant leur mise en exposition, leur conservation ou leur transport

Principales exigences

  • Autonomie
  • Bilinguisme
  • Curiosité intellectuelle
  • Esprit d’analyse
  • Esprit d’équipe
  • Habiletés communicationnelles
  • Jugement
  • Rigueur
  • Sens de l’observation
  • Sens de l’organisation
  • Souci du détail

Principaux employeurs

  • À leur compte
  • Musées
  • Centres d'archives
  • Sites historiques et centres d'interprétation
  • Organismes culturels et touristiques
  • Paroisses et communautés religieuses
  • Fonction publique (notamment le Centre de conservation du Québec)
  • Municipalités
  • Commissions scolaires et établissements d'enseignement supérieur
  • Organismes de conservation et de mise en valeur du patrimoine
  • Entreprises privées
  • Collectionneuses et collectionneurs privés
Mise en valeur de la culture et du patrimoine

Le Québec compte un grand nombre d'organismes culturels, historiques et touristiques, ainsi que plusieurs festivals de toutes sortes offrant de multiples possibilités à toute personne sensible à la mise en valeur de la culture et du patrimoine. 

Les premiers emplois dans ce secteur sont souvent saisonniers ou contractuels, en fonction des projets, des subventions ou de l'achalandage. Les heures de travail peuvent être atypiques : en soirée, les fins de semaine et les jours fériés. Les salaires varient considérablement en fonction des employeurs, de l'expérience et des responsabilités. Ils sont parfois modestes, surtout pour les postes d'entrée. Ceux-ci permettent toutefois d'intégrer des organisations intéressantes et dynamiques, d'acquérir de l'expérience et d'élargir son réseau de contacts. Pendant les études, on peut penser à des postes à la billetterie, à l'accueil, au service à la clientèle, de guide-interprète, etc. Dans la plupart des cas, le bilinguisme ou une excellente maîtrise de l'anglais est exigé.

Exemples de postes

  • Chargée ou chargé de projet en patrimoine
  • Agente ou agent, ou conseillère ou conseiller au développement culturel
  • Analyste aux biens culturels
  • Chargée ou chargée de projets culturels
  • Conseillère ou conseiller en patrimoine
  • Commissaire d'expositions
  • Muséologue/technicienne ou technicien muséologue
  • Coordonnatrice culturelle ou coordonnateur culturel
  • Médiatrice culturelle ou médiateur culturel
  • Guide-interprète

Exemples de tâches

  • Concevoir et réaliser des activités culturelles, artistiques ou patrimoniales
  • Élaborer et mettre sur pied des politiques ou des programmes culturels
  • Accompagner les organismes du secteur culturel dans leurs offres de service
  • Réaliser des plans d’action et des partenariats
  • Assurer le suivi, participer au maintien, à la consolidation et à l’essor de l’offre culturelle
  • Planifier et coordonner des expositions
  • Effectuer des études et des recherches approfondies
  • Concevoir et animer des activités pour faire découvrir le patrimoine au grand public
  • Rédiger des rapports synthèses
  • Rédiger des demandes de subventions et de commandites

Principales exigences

  • Compétence en gestion de projet et sensibilité culturelle
  • Aptitudes en communication
  • Autonomie
  • Capacité à travailler en équipe
  • Créativité
  • Dynamisme
  • Esprit d'analyse et de synthèse
  • Excellente maîtrise de la langue française
  • Relations interpersonnelles
  • Sens de l'organisation et de la planification

Principaux employeurs

  • Musées
  • Sites historiques et centres d'interprétation
  • Organismes culturels, artistiques et touristiques
  • Paroisses et communautés religieuses
  • Fonction publique
  • Municipalités
  • Festivals
Entrepreneuriat

Si certains domaines d’études (informatique, traduction, design graphique, journalisme, etc.) sont plus propices pour travailler à son compte, toute personne ayant la fibre entrepreneuriale peut toutefois décider de se lancer, avec ou sans formation, en entrepreneuriat. C’est surtout la « fibre entrepreneuriale » qui fait foi de diplôme ici.

Si la plupart des entrepreneuses ou entrepreneurs n’ont pas de formation en entrepreneuriat, plusieurs cours, programmes ou activités de perfectionnement peuvent être suivis pour acquérir des connaissances utiles au fonctionnement d’une organisation, que ce soit en gestion, en comptabilité, en droit, etc. Consultez la page Entrepreneuriat et pige de notre site.

Plusieurs exercent en tant que consultante ou consultant, offrant leur expertise et leurs compétences en recherche et en analyse critique à diverses organisations. Les possibilités sont nombreuses, allant de collaborations avec des médias à des projets pour des musées, des lieux historiques, des ministères et bien d'autres. 

Comme ces personnes créent leur propre emploi, on ne parlera pas d’exigences dans ce secteur, mais de caractéristiques propres aux entrepreneuses et entrepreneurs.

Exemples de postes

  • Consultante ou consultant
  • Travailleuse ou travailleur autonome
  • Pigiste
  • Entrepreneuse ou entrepreneur
  • Franchisée ou franchisé
  • Cheffe ou chef d’entreprise

Exemples de tâches

  • Offrir ses services, son expertise ou ses produits à la clientèle
  • Opérer une entreprise ou gérer une franchise
  • Accomplir diverses tâches en lien avec son champ d’expertise

Principales exigences

  • Passion pour un projet ou pour une cause
  • Le goût de créer, de développer ou de construire
  • Tolérance au risque
  • Persévérance
  • Habileté à prévoir et à résoudre les problèmes
  • Confiance en soi
  • Facilité à communiquer
  • Capacité d’adaptation
Enseignement

Formation générale ou professionnelle

Au Québec, pour devenir enseignante ou enseignant à la formation générale ou à la formation professionnelle, vous devez être titulaire d’une autorisation d’enseigner délivrée par le ministère de l’Éducation. Ce brevet s’obtient à la suite d’un baccalauréat agréé de quatre ans en enseignement (liste des programmes de formation à l’enseignement menant à une autorisation d’enseigner).

Si vous détenez un baccalauréat ou un diplôme équivalent dans une matière enseignée dans les écoles primaires et secondaires au Québec, vous pouvez enseigner au Québec en complétant un programme qualifiant. À la fin de ce diplôme, vous recevrez un brevet d’enseignement.

Actuellement, aucune autorisation n’est exigée pour être suppléante ou suppléant (enseignant(e) à la leçon, à taux horaire ou suppléant(e) occasionnel(le)). Vérifiez le site du gouvernement ci-dessous pour obtenir les informations à jour à ce sujet.

Pour en savoir plus, consultez le site du gouvernement du Québec.

Tutorat

Sans brevet d’enseignement, vous pouvez vous initier à l’enseignement grâce au tutorat, l’aide aux devoirs ou la préparation d’examens. Vous aurez ainsi l’occasion d’acquérir de l’expérience en accompagnant un ou des élèves dans leur apprentissage de votre discipline.

Enseignement collégial

Les exigences pour enseigner votre discipline au collégial peuvent varier d’un établissement à l’autre. Contrairement à l’enseignement aux niveaux primaire et secondaire, le brevet d’enseignement n’est pas requis.

En général, un baccalauréat dans la discipline à enseigner représente l’exigence de base. Une maîtrise ou un doctorat peuvent toutefois être exigés par certains collèges. Plusieurs considéreront aussi une formation et/ou une expérience en enseignement comme des atouts indéniables. Si vous souhaitez acquérir une formation pédagogique, l’Université Laval propose le D.E.S.S. en enseignement collégial ou la maîtrise en enseignement collégial.

Formation continue

La formation continue s’inscrit à la suite d’une formation initiale et vise à mettre à jour ou à accroître des connaissances théoriques et pratiques, à développer la culture, les capacités personnelles ou les compétences professionnelles. Elle s’adresse principalement aux personnes déjà engagées dans la vie professionnelle. Elle peut prendre différentes formes : formation, conférence, atelier, cours, etc. Plusieurs établissements d’enseignement, organismes ou entreprises proposent de la formation continue et les exigences varient d’un endroit à l’autre. À l’Université Laval, il faut minimalement détenir un baccalauréat dans la discipline enseignée et avoir de l’expérience dans cette même discipline.

Enseignement aux aînées et aux aînés

Les universités du troisième âge (UTA) ne font pas partie du réseau universitaire normal, mais sont souvent affiliées à une université, ce qui leur permet d’offrir de l’enseignement universitaire. Elles s’adressent à une clientèle âgée généralement d’au moins 50 ou 55 ans. Leur objectif est de favoriser l’engagement social et culturel, ainsi que l’épanouissement intellectuel, technique, manuel, artistique ou physique des personnes. Les UTA offrent des cours, ateliers, conférences ou activités dans un cadre qui favorise les discussions et qui est exempt d’examens, de travaux ou de diplômes.

Les critères d’embauche varient énormément d’une UTA à l’autre. À l’Université Laval, un diplôme de maîtrise dans la discipline enseignée est exigé, ainsi que cinq ans d’expérience en enseignement.

Animation et activités parascolaires

Les villes, centres de loisirs et camps spécialisés embauchent des animateurs pour offrir des ateliers de toute sorte (théâtre, dessin, informatique, etc.) autant aux jeunes qu’aux adultes.

Certains organismes peuvent demander une formation du programme DAFA, un standard national de formation en animation. Ce programme vise à assurer la sécurité et la qualité de l’animation de groupes de jeunes de 5 à 17 ans au Québec.

Les centres de services scolaires peuvent embaucher des personnes pour offrir des activités parascolaires. Le brevet d’enseignement n’est pas requis pour ce type d’emploi, généralement à temps partiel. Cela peut donc être une façon intéressante d’acquérir de l’expérience en enseignement pendant vos études.

Exemples de postes

  • Enseignante ou enseignant
  • Chargée ou chargé de cours
  • Formatrice ou formateur
  • Animatrice ou animateur
  • Suppléante ou suppléant
  • Tutrice ou tuteur

Exemples de tâches

  • Concevoir des ateliers, des formations, des programmes d’enseignement, des plans de cours et du matériel pédagogique
  • Offrir des cours, des ateliers ou des formations, en présence ou à distance
  • Évaluer le rendement et le progrès des élèves
  • Corriger des travaux et des examens
  • Collaborer avec les parents d’élèves et le personnel de l’école pour servir les besoins individuels de chaque élève
  • Organiser des activités éducatives, culturelles, récréotouristiques, sociales ou parascolaires
  • Accompagner les élèves dans l’apprentissage d’une discipline en fonction de leurs besoins
  • Coordonner et superviser des stages, des travaux, des projets individuels ou d’équipe ou des formations en milieu de travail
  • Participer à divers comités
  • Transmettre de façon claire des concepts et des outils facilement applicables à la réalité professionnelle des participantes et participants
  • Créer un milieu propice aux échanges et aux discussions respectueuses
  • Stimuler la soif d’apprendre et la curiosité

Principales exigences

  • Créativité
  • Dynamisme
  • Habiletés communicationnelles
  • Habiletés relationnelles
  • Maîtrise de la matière enseignée
  • Ouverture d’esprit
  • Sens de l’organisation
  • Sens des responsabilités

Principaux employeurs

  • À leur compte
  • Centres de services scolaires
  • Cégeps et collèges privés
  • Centres de formation professionnelle
  • Établissement offrant de la formation continue
  • Universités du troisième âge (UTA)
  • Écoles spécialisées
  • Centres communautaires de loisirs
  • Villes et municipalités
  • Camps spécialisés (sciences, sports, arts, histoire, langues, etc.)
Recherche

Si vous envisagez une carrière en recherche, différentes possibilités s’offrent à vous. En effet, si l’on pense tout de suite aux établissements universitaires, on trouve aussi des chercheuses ou chercheurs dans des centres d’intervention ou au gouvernement, dans des centres de recherche publics, parapublics et privés (dont les centre d’innovation des cégeps et des collèges du Québec), dans des sociétés de consultantes et de consultants, dans des organismes internationaux, etc. Il n’est pas rare, non plus, qu’une chercheuse ou un chercheur démarre une entreprise.

Sachez qu’il est possible de s’initier à la recherche avant des études de troisième cycle. Certains programmes de premier cycle offrent des cours permettant d’acquérir ce type d’expérience. Ces cours peuvent s’intituler Stage, Stage de recherche, Initiation à la recherche, Projet de recherche, Formation pratique, etc. De même, plusieurs étudiantes et étudiants de 1er, 2e ou 3e cycle occupent des emplois d’auxiliaire de recherche. À ce titre, elles et ils doivent assister une équipe de recherche, une professeure ou un professeur, ou encore une autre personne qui reçoit des subventions ou des contrats de recherche dans ses différentes tâches relatives à la recherche. Les auxiliaires travaillent généralement à temps partiel pendant leurs études.

Le diplôme exigé, du baccalauréat avec expérience au post-doctorat, varie selon le type d’emploi et le milieu. 

Exemples de postes

  • Agente ou agent de recherche
  • Chercheuse ou chercheur
  • Conseillère ou conseiller en développement de la recherche
  • Professionnelle ou professionnel de recherche
  • Responsable de travaux pratiques et de recherche

Exemples de tâches

  • Planifier et préparer des recherches documentaires; effectuer des recherches bibliographiques, des revues de littérature
  • Assister la chercheuse ou le chercheur responsable, et les étudiantes et étudiants
  • Développer un réseau et établir des partenariats
  • Coordonner des projets et assurer leur suivi (échéancier, ressources humaines, financières et matérielles, etc.)
  • Vulgariser des informations et des résultats de recherche
  • Rédiger des demandes de subvention et des rapports de recherche; valoriser la diffusion des résultats
  • Collecter, analyser et interpréter des données
  • Administrer des tests et réaliser des entrevues

Principales exigences

  • Bonne maîtrise de l’anglais
  • Curiosité
  • Rigueur
  • Facilité à travailler en équipe
  • Autonomie
  • Capacité d’analyse
  • Habiletés communicationnelles
  • Créativité
  • Jugement
  • Sens de l’organisation
  • Orienté vers les résultats
  • Capacité d’adaptation

Principaux employeurs

  • Centres de recherche
  • Centres d’innovation des cégeps et des collèges
  • Établissements universitaires
  • Fonction publique
  • Organismes internationaux
  • Sociétés de consultantes ou de consultants
Politique

Le secteur de la politique englobe de nombreux aspects de la gouvernance, de la législation, de la diplomatie, de la gestion publique et de la participation citoyenne.

Si vous souhaitez vous initier à la vie parlementaire québécoise pendant vos études, considérez le programme des pages de l'Assemblée nationale.

Exemples de postes

  • Adjointe ou adjoint de circonscription
  • Adjointe ou adjoint parlementaire
  • Agente ou agent de liaison, de développement, de programme, de recherche et de planification socioéconomique, etc.
  • Analyste politique
  • Attachée ou attaché politique
  • Conseillère ou conseiller en développement social, culturel, communautaire
  • Conseillère ou conseiller politique, en affaires municipales, en relations intergouvernementales, etc.

Exemples de tâches

  • Assurer un rôle-conseil auprès des autorités
  • Accompagner des municipalités dans la révision et la rédaction de règlements
  • Élaborer des politiques, des stratégies et des orientations pour un secteur ou un groupe précis; mettre en œuvre un plan d’action et en assurer le suivi
  • Assurer la coordination, le soutien et la mise en œuvre des priorités gouvernementales
  • Effectuer des recherches sur des politiques et des projets de loi
  • Rédiger des recommandations législatives
  • Réaliser le suivi des affaires parlementaires
  • Répondre aux questions des administrations municipales, des élues et élus, ainsi que des citoyennes et citoyens sur les bonnes pratiques et les lois encadrant les municipalités au Québec
  • Conseiller et accompagner des organisations municipales et des MRC dans l’application, la modification ou l’élaboration de réglementations

Principales exigences

  • Aptitude à travailler en équipe
  • Bilinguisme souvent exigé
  • Capacité à communiquer oralement et par écrit
  • Capacité à travailler sous pression
  • Curiosité intellectuelle
  • Esprit de synthèse et d'analyse
  • Intérêt pour l'actualité et les débats sociaux
  • Résolution de problèmes
  • Sens critique
  • Sens de l'organisation
  • Un diplôme de 2e cycle peut être requis

Principaux employeurs

  • Municipalités
  • Ministères et organismes publics et parapublics
  • Parlement et Assemblée nationale
  • Partis politiques
  • Syndicats
  • Fondations
  • ONG locales, nationales et internationales
  • Organisations internationales
  • Centres, instituts et chaires de recherche
  • Firmes de communication et de relations publiques
Vente (marché de l'art)

Bien qu’aucun diplôme ne soit exigé pour les professions de ce secteur, une formation en art, en histoire, en histoire de l’art ou dans le domaine de la marchandise à vendre (œuvres d’art, pierres précieuses, objets anciens, bijoux, meubles, montres, etc.) sera un avantage, de même que des notions en vente et en gestion. Les formations sur le marché de l’art sont rares au Québec. Pour vous initier au métier, l’idéal est de commencer à travailler auprès de personnes expérimentées et d’apprendre d’elles.

Exemples de postes

  • Antiquaire
  • Brocanteuse ou brocanteur
  • Commissaire-priseuse ou commissaire-priseur
  • Encanteuse ou encanteur
  • Marchande d’art ou marchand d’art
  • Galeriste

Exemples de tâches

  • Recevoir et renseigner la clientèle sur la marchandise
  • Procéder à la manutention et à l’accrochage des œuvres ou à l’aménagement des aires de vente
  • Choisir des artistes à représenter; sélectionner des œuvres ou des objets à vendre; les faire connaître
  • Gérer une boutique/galerie; effectuer la publicité et le marketing
  • Développer et entretenir un réseau (acheteuses et acheteurs, collectionneuses et collectionneurs, conservatrices et conservateurs de musée, vendeuses et vendeurs, etc.)
  • Évaluer les œuvres, les meubles et les objets d’art pour les vendre
  • Décrire la marchandise, suggérer une offre initiale, appeler les offres, adjuger chaque objet au plus offrant
  • Procéder à l’inventaire de biens
  • Constituer des catalogues et des fiches techniques des œuvres ou objets à vendre
  • Organiser des expositions ou des encans; organiser des vernissages
  • Vendre les œuvres ou les objets (négociation du prix, genre de transaction, emballage, expédition, etc.)

Principales exigences

  • Bilinguisme
  • Bonne culture générale
  • Curiosité
  • Habiletés communicationnelles
  • Initiative
  • Mobilité
  • Relations interpersonnelles
  • Sens de la négociation
  • Sens de l’écoute
  • Sens de l’organisation
  • Sens des affaires
  • Service à la clientèle

Principaux employeurs

  • À leur compte
  • Galeries d'art
  • Antiquaires
  • Maisons de ventes aux enchères

Statistiques

Les résultats du tableau ci-dessous proviennent de l'enquête La Relance à l'université conduite tous les deux ans par le ministère de l'Enseignement supérieur du Québec. Réalisée en 2023, elle vise à faire connaître la situation des personnes titulaires d'un baccalauréat ou d'une maîtrise de la promotion 2021, environ 20 mois après l'obtention de leur diplôme. Étant donné que les résultats ci-dessous concernent l'ensemble des personnes diplômées du Québec, le nom du programme peut varier de celui de l'Université Laval.

Programme Diplôme Personnes diplômées visées par l'enquête Taux de réponse À la recherche d'un emploi Aux études Personnes Inactives En emploi En emploi lié à la formation

Caractéristiques de l'emploi lié à la formation

À temps plein Satisfaction de l'emploi Salaire horaire moyen
N % % % % % % % % $

Histoire

Baccalauréat

315

54

2,9

42,4

4,7

50

32,9

67,9

68

27,56

Maitrise

94

64,9

1,6

29,5

0

68,9

61,9

69,2

76,9

29,11

Les résultats du tableau ci-dessous proviennent de l'enquête La Relance à l'Université Laval conduite tous les deux ans du ministère de l'Enseignement supérieur du Québec. Réalisée en 2023, elle vise à faire connaître la situation des personnes titulaires d'un baccalauréat ou d'une maîtrise en histoire de l'art de l'Université Laval. La cohorte visée est celle de 2021, environ 20 mois après l'obtention de leur diplôme.

Programme Diplôme Personnes diplômées visées par l'enquête Taux de réponse À la recherche d'un emploi Aux études Personnes Inactives En emploi En emploi lié à avec la formation

L'emploi à temps plein et ses caractéristiques

À temps plein Satisfaction de l'emploi Salaire horaire moyen
N % % % % % % % % $
Histoire de l'art Baccalauréat   115 53,9 0,0  46,8  6,5  46,8 34,5 60,0  33,3 24,96
 Maîtrise 39  61,5 0,0 25 8,3 66,7 81,3 84,6 50 25,14

Autres statistiques

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Archivistes
Techniciens/techniciennes en gestion de l’information et des archives
Personnel technique des musées et des galeries d’art
Professionnels/professionnelles en publicité, marketing et relations publiques
Guides touristiques et guides itinérants / guides itinérantes
Agents/agentes de programmes en politiques sociales

Le SDP, quant à lui, observe une légère baisse des offres d’emploi dans le domaine des sciences historiques et patrimoniales entre le 1er mai 2025 et le 30 avril 2026, comparativement à l’année précédente. 

Selon une enquête réalisée en 2023 par le SDP auprès des personnes diplômées en histoire (baccalauréat, certificat, maîtrise, doctorat) de l'Université Laval entre 2012 et 2022, les principaux employeurs mentionnés étaient :

Constat de votre conseillère ou conseiller en emploi

Les études en sciences historiques et patrimoniales permettent de développer des compétences solides, notamment en recherche documentaire, en analyse critique, en synthèse de l’information, en rédaction et en rigueur méthodologique. Toutefois, un enjeu important en employabilité réside dans la capacité à traduire ces acquis en compétences professionnelles clairement compréhensibles pour les employeurs. Par exemple, l’analyse de sources peut être présentée comme de l’analyse et de l’interprétation de données, la recherche historique comme de la recherche documentaire ou de la veille informationnelle, et la rédaction académique comme de la production de contenus adaptés à différents publics et supports.

Dans le contexte actuel du marché du travail, les profils « hybrides » sont particulièrement valorisés. Les personnes diplômées gagnent ainsi à compléter leur formation par des compétences appliquées dans des domaines connexes tels que la communication et la médiation culturelle, les outils numériques, la gestion de contenus, ou encore, la gestion de projets. La capacité à vulgariser l’information, à produire du contenu numérique ou à coordonner des projets culturels constitue un atout important pour élargir les possibilités professionnelles, y compris dans des milieux qui ne sont pas toujours associés directement aux sciences historiques.

Par ailleurs, l’expérience concrète joue un rôle déterminant dans l’insertion professionnelle. Il est fortement recommandé de multiplier les occasions de mettre en pratique ses compétences, que ce soit par des stages, des contrats étudiants, du bénévolat ou la participation à des projets de diffusion culturelle (baladodiffusion, expositions virtuelles, contenus numériques, médias (CHYZ émission 3600 secondes d’histoire) etc. La diversité des expériences, plus que leur linéarité, permet de mieux se positionner sur le marché du travail.

Le développement d’un réseau professionnel constitue également un levier important dans ce secteur. La participation à des événements culturels, à des colloques (ex. : Artefacts), à des associations (Société québécoise d’ethnologie, Institut du patrimoine culturel, Les Sociétés d’histoire de Québec, etc.) ou à des projets collaboratifs favorise les contacts avec les milieux professionnels et peut faciliter l’accès à des occasions d’emploi.

Enfin, il est important d’aborder le parcours professionnel avec une certaine flexibilité. Les débuts de carrière sont souvent marqués par des emplois contractuels, saisonniers ou à temps partiel et les trajectoires peuvent être évolutives. Dans certains cas, une formation complémentaire peut également représenter un atout pour accéder à des fonctions plus spécialisées ou pour se positionner dans des niches particulières du milieu.

Portrait rédigé par Cynthia Labbé, conseillère en emploi, en partie à l'aide de l'IA

Mise à jour : mardi 14 juillet 2026