Le design d’interaction vise à concevoir des expériences, des services, des interfaces et des systèmes interactifs qui répondent aux besoins des personnes utilisatrices tout en tenant compte des objectifs et des contraintes des organisations. Il s’intéresse à la manière dont les personnes comprennent, utilisent et expérimentent les environnements numériques et interactifs. La pratique repose notamment sur la recherche utilisateur, l’ergonomie cognitive, l’architecture de l’information, la conception d’interfaces et de parcours, le prototypage ainsi que l’évaluation de l’expérience utilisateur.
Le design d’interaction vise à concevoir des expériences, des services, des interfaces et des systèmes interactifs qui répondent aux besoins des personnes utilisatrices tout en tenant compte des objectifs et des contraintes des organisations. Cette diversité favorise une pratique interdisciplinaire et une collaboration étroite avec des professionnelles et professionnels venant notamment du développement technologique, de la gestion de projets numériques, de la recherche, des communications et des différents secteurs d’activité concernés.
La transformation numérique des organisations continue de faire évoluer les contextes d’intervention. L’accessibilité, la conception inclusive, la protection de la vie privée, la multiplication des données et l’intégration croissante de l’intelligence artificielle soulèvent de nouveaux enjeux de conception. L’IA transforme également certains processus de recherche, d’idéation, de prototypage et de production. Cette évolution renforce l’importance d’une expertise capable de comprendre les besoins et les comportements humains, de structurer des systèmes complexes, d’évaluer les solutions proposées et d’exercer un regard critique sur les interactions conçues. La maîtrise en design d’interaction de l’Université Laval intègre d’ailleurs désormais explicitement cette transformation à sa réflexion sur la pratique professionnelle.
Dans ce contexte, la valeur ajoutée de la personne designer ne repose pas uniquement sur la maîtrise des outils ou la production d’interfaces. Elle réside également dans sa capacité à comprendre et définir un problème, à mener une démarche de recherche et de conception centrée sur les personnes, à traduire des besoins complexes en solutions pertinentes et à évaluer la qualité de l’expérience proposée. La capacité à communiquer sa démarche et à collaborer avec différentes disciplines constitue également une dimension importante de la pratique.
Les possibilités professionnelles se retrouvent dans des milieux diversifiés, notamment les entreprises technologiques, les agences et firmes-conseils, les organisations publiques, les entreprises de communication et de multimédia, le jeu vidéo, les industries culturelles ainsi que les organisations qui développent ou transforment leurs expériences et services numériques. Les fonctions peuvent notamment mener au design UX/UI, au design de service, à l’architecture de l’information, à la recherche utilisateur et au conseil en expérience utilisateur.
Avec l’expérience, certaines personnes évoluent vers des fonctions de design stratégique, de direction ou de gestion du design ou de projets, tandis que d’autres approfondissent une expertise particulière en recherche utilisateur, en design de service, en accessibilité ou dans certains environnements technologiques.
Le design d’interaction regroupe des fonctions visant à comprendre les besoins, les comportements et les contextes d’usage afin de concevoir et d’améliorer des expériences, des interfaces, des services et des systèmes interactifs. Les personnes qui y travaillent interviennent à différentes étapes du processus de conception, de la recherche utilisateur à l’évaluation des solutions, en passant par la définition des parcours, l’architecture de l’information, le prototypage et les tests d’utilisabilité.
La pratique repose sur une démarche centrée sur les personnes et exige de conjuguer compréhension des usages, résolution de problèmes, conception et collaboration interdisciplinaire. Selon les milieux et les projets, certaines personnes développent un profil plus généraliste en UX/UI, alors que d’autres approfondissent une expertise en recherche utilisateur, en design de service, en accessibilité numérique ou en architecture de l’information. Ces avenues correspondent également aux possibilités professionnelles recensées par le programme de maîtrise.
Si certains domaines d’études (informatique, traduction, design graphique, journalisme, etc.) sont plus propices pour travailler à son compte, toute personne ayant la fibre entrepreneuriale peut toutefois décider de se lancer, avec ou sans formation, en entrepreneuriat. C’est surtout la « fibre entrepreneuriale » qui fait foi de diplôme ici.
Si la plupart des entrepreneuses ou entrepreneurs n’ont pas de formation en entrepreneuriat, plusieurs cours, programmes ou activités de perfectionnement peuvent être suivis pour acquérir des connaissances utiles au fonctionnement d’une organisation, que ce soit en gestion, en comptabilité, en droit, etc. Consultez la page Entrepreneuriat et pige de notre site.
Plusieurs exercent en tant que consultante ou consultant, offrant leur expertise et leurs compétences en recherche et en analyse critique à diverses organisations. Les possibilités sont nombreuses, allant de collaborations avec des médias à des projets pour des musées, des lieux historiques, des ministères et bien d'autres.
Comme ces personnes créent leur propre emploi, on ne parlera pas d’exigences dans ce secteur, mais de caractéristiques propres aux entrepreneuses et entrepreneurs.
Les postes en gestion de projets, auparavant réservés aux TI, à la construction ou au génie, se retrouvent maintenant dans tous les domaines d’activité. À l'époque où le changement est constant dans les organisations et où le temps est compté, toute entreprise a besoin de se munir de bonnes stratégies, de réflexion et de planification pour mener à bien ses projets.
La fonction publique recherche de plus en plus des profils en gestion de projets. À cet effet, des études de 2e cycle peuvent être requises au gouvernement. Le milieu communautaire fonctionne également beaucoup par projet et les possibilités y sont multiples.
Une formation créditée ou non en gestion de projets, complémentaire à votre formation initiale, peut être un atout utile qui vous permettra d’acquérir des techniques, des méthodes et des outils pour faire de vos projets des réussites! Si vous optez pour une certification, sachez que CAPM (www.pmi.org) s’adresse aux étudiantes et étudiants sans expérience, alors que PMP s’adresse aux professionnelles et professionnels avec expérience en gestion de projets. Cette dernière certification est généralement exigée pour les postes séniors. La connaissance de MS Project est un atout considérable.
Naturellement, il est possible de gérer des projets dans le cadre d’un emploi, sans que ce soit mentionné dans le titre du poste.
Enseignement collégial
Les exigences pour enseigner votre discipline au collégial peuvent varier d’un établissement à l’autre. Contrairement à l’enseignement aux niveaux primaire et secondaire, le brevet d’enseignement n’est pas requis.
En général, un baccalauréat dans la discipline à enseigner représente l’exigence de base. Une maîtrise ou un doctorat peuvent toutefois être exigés par certains collèges. Plusieurs considéreront aussi une formation et/ou une expérience en enseignement comme des atouts indéniables. Si vous souhaitez acquérir une formation pédagogique, l’Université Laval propose le D.E.S.S. en enseignement collégial ou la maîtrise en enseignement collégial.
Formation continue
La formation continue s’inscrit à la suite d’une formation initiale et vise à mettre à jour ou à accroître des connaissances théoriques et pratiques, à développer la culture, les capacités personnelles ou les compétences professionnelles. Elle s’adresse principalement aux personnes déjà engagées dans la vie professionnelle. Elle peut prendre différentes formes : formation, conférence, atelier, cours, etc. Plusieurs établissements d’enseignement, organismes ou entreprises proposent de la formation continue et les exigences varient d’un endroit à l’autre. À l’Université Laval, il faut minimalement détenir un baccalauréat dans la discipline enseignée et avoir de l’expérience dans cette même discipline.
Enseignement aux aînées et aux aînés
Les universités du troisième âge (UTA) ne font pas partie du réseau universitaire normal, mais sont souvent affiliées à une université, ce qui leur permet d’offrir de l’enseignement universitaire. Elles s’adressent à une clientèle âgée généralement d’au moins 50 ou 55 ans. Leur objectif est de favoriser l’engagement social et culturel, ainsi que l’épanouissement intellectuel, technique, manuel, artistique ou physique des personnes. Les UTA offrent des cours, ateliers, conférences ou activités dans un cadre qui favorise les discussions et qui est exempt d’examens, de travaux ou de diplômes.
Les critères d’embauche varient énormément d’une UTA à l’autre. À l’Université Laval, un diplôme de maîtrise dans la discipline enseignée est exigé, ainsi que cinq ans d’expérience en enseignement.
Animation et activités parascolaires
Les villes, centres de loisirs et camps spécialisés embauchent des animateurs pour offrir des ateliers de toute sorte (théâtre, dessin, informatique, etc.) autant aux jeunes qu’aux adultes.
Certains organismes peuvent demander une formation du programme DAFA, un standard national de formation en animation. Ce programme vise à assurer la sécurité et la qualité de l’animation de groupes de jeunes de 5 à 17 ans au Québec.
Les centres de services scolaires peuvent embaucher des personnes pour offrir des activités parascolaires. Le brevet d’enseignement n’est pas requis pour ce type d’emploi, généralement à temps partiel. Cela peut donc être une façon intéressante d’acquérir de l’expérience en enseignement pendant vos études.
Si vous envisagez une carrière en recherche, différentes possibilités s’offrent à vous. En effet, si l’on pense tout de suite aux établissements universitaires, on trouve aussi des chercheuses ou chercheurs dans des centres d’intervention ou au gouvernement, dans des centres de recherche publics, parapublics et privés (dont les centre d’innovation des cégeps et des collèges du Québec), dans des sociétés de consultantes et de consultants, dans des organismes internationaux, etc. Il n’est pas rare, non plus, qu’une chercheuse ou un chercheur démarre une entreprise.
Sachez qu’il est possible de s’initier à la recherche avant des études de troisième cycle. Certains programmes de premier cycle offrent des cours permettant d’acquérir ce type d’expérience. Ces cours peuvent s’intituler Stage, Stage de recherche, Initiation à la recherche, Projet de recherche, Formation pratique, etc. De même, plusieurs étudiantes et étudiants de 1er, 2e ou 3e cycle occupent des emplois d’auxiliaire de recherche. À ce titre, elles et ils doivent assister une équipe de recherche, une professeure ou un professeur, ou encore une autre personne qui reçoit des subventions ou des contrats de recherche dans ses différentes tâches relatives à la recherche. Les auxiliaires travaillent généralement à temps partiel pendant leurs études.
Le diplôme exigé, du baccalauréat avec expérience au post-doctorat, varie selon le type d’emploi et le milieu.
Les résultats du tableau ci-dessous proviennent de l'enquête La Relance à l'université conduite tous les deux ans par le ministère de l'Enseignement supérieur du Québec. Réalisée en 2025, elle vise à faire connaître la situation des personnes titulaires d'un baccalauréat ou d'une maîtrise de la promotion 2023, environ 20 mois après l'obtention de leur diplôme. Étant donné que les résultats ci-dessous concernent l'ensemble des personnes diplômées du Québec, le nom du programme peut varier de celui de l'Université Laval.
| Programme | Diplôme | Personnes diplômées visées par l'enquête | Taux de réponse | À la recherche d'un emploi | Aux études | Personnes Inactives | En emploi | En emploi lié à la formation |
Caractéristiques de l'emploi lié à la formation |
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|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| À temps plein | Satisfaction de l'emploi | Salaire horaire moyen | |||||||||
| N | % | % | % | % | % | % | % | % | $ | ||
| Arts graphiques (communications graphiques) | Baccalauréat | 319 | 50,47 | 13,04 | 17,39 | 4,35 | 65,22 | 60,95 | 87,5 | 57,69 | 27,36 |
| Maitrise | 17 | 47,06 | 25 | 0 | 12,5 | 62,5 | 80 | 75 | 100 | ||
| Programme | Diplôme | Personnes diplômées visées par l'enquête | Taux de réponse | À la recherche d'un emploi | Aux études | Personnes Inactives | En emploi | En emploi lié à avec la formation |
L'emploi à temps plein et ses caractéristiques |
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|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| À temps plein | Satisfaction de l'emploi | Salaire horaire moyen | |||||||||
| N | % | % | % | % | % | % | % | % | $ | ||
| Design d'interaction | Maîtrise | 5 | 80 | 0 | 0 | 0 | 100 | 75 | 100 | 100 | 36,56 |
Statistiques salariales :
Selon les données disponibles, les designers d’interaction (UX) au Québec gagnent généralement entre 30 $ et 45 $/h, avec des pointes pouvant atteindre 80 $/h pour les professionnelles et professionnels expérimentés ou spécialisés. Le salaire annuel moyen se situe autour de 60 000 $ à 90 000 $, bien que des écarts existent selon le secteur, la taille de l’entreprise et le niveau de séniorité.
On observe une forte demande pour ces profils au sein des équipes internes d'entreprises technologiques, en agences de design UX, ainsi que dans les organisations publiques ou parapubliques engagées dans une transformation numérique. Les designers d'expérience utilisateur intégrés à des équipes internes bénéficient souvent de meilleures conditions d’emploi, notamment une plus grande stabilité et une rémunération plus avantageuse que les travailleuses et travailleurs autonomes ou contractuels.
Par ailleurs, les professionnelles et professionnels qui se spécialisent en recherche utilisateur, accessibilité numérique, design de service ou en design pour des systèmes complexes, peuvent accéder à des échelles salariales plus élevées et à des perspectives d’évolution plus rapides.
Le design d’interaction évolue dans un environnement marqué par une transformation rapide des technologies, des expériences et services numériques ainsi que des façons de concevoir l’expérience des utilisatrices et utilisateurs. Si les besoins liés à la conception d’expériences numériques demeurent présents dans de nombreux secteurs, le contexte d’emploi s’est toutefois resserré après plusieurs années de forte croissance du secteur technologique.
Le Diagnostic sectoriel 2025-2028 de TechnoCompétences décrit à cet égard un passage d’une période d’expansion à une phase de consolidation du marché des technologies de l’information et des communications (TIC). Le nombre de professionnelles et professionnels en TIC a diminué de 13 % depuis 2022, alors même que le PIB du secteur progressait. TechnoCompétences souligne ainsi que la croissance économique ne se traduit plus nécessairement par une augmentation des effectifs et que la nature des talents recherchés évolue.
Cette évolution invite toutefois à éviter une lecture trop étroite du marché du design d’interaction. Les compétences en expérience utilisateur et en conception d’expériences, d’interfaces et de services numériques peuvent être mobilisées dans des organisations de secteurs très variés et sous différentes appellations d’emploi. De plus, les classifications professionnelles disponibles représentent imparfaitement la diversité de ces fonctions. À titre d’exemple, le Guichet-Emplois associe actuellement l’appellation de conceptrice ou concepteur d’expérience utilisateur à la catégorie beaucoup plus large des designers graphiques et illustratrices ou illustrateurs, dont les perspectives sont qualifiées de très limitées au Québec pour 2025-2027. Cette donnée constitue donc un indicateur à considérer, mais ne peut à elle seule décrire les perspectives de l’ensemble du design d’interaction.
Des compétences qui évoluent et s’hybrident
La transformation du marché semble également favoriser des profils capables de conjuguer plusieurs dimensions de l’expertise. TechnoCompétences observe notamment une hybridation croissante des compétences, la distinction entre les expertises dites techniques et celles liées aux affaires tendant à s’estomper.
Cette tendance est particulièrement pertinente en design d’interaction. Au-delà de la maîtrise des méthodes et des outils de conception, la capacité à comprendre les besoins des personnes utilisatrices et ceux des organisations, à mener et interpréter une démarche de recherche, à collaborer au sein d’équipes multidisciplinaires, notamment avec les équipes technologiques et de développement, et à expliquer les décisions de conception peut contribuer à la valeur ajoutée professionnelle.
L’accessibilité et la conception inclusive, la recherche utilisateur, le design de service, le design UX/UI ainsi que la capacité à travailler avec des données et des systèmes de plus en plus complexes constituent également des dimensions à considérer dans le développement de son profil. Il ne s’agit toutefois pas de maîtriser l’ensemble de ces champs, mais plutôt de développer de solides fondements en design d’interaction et de préciser progressivement son projet professionnel en fonction de ses champs d'intérêt, de ses forces et des besoins observés sur le marché.
L’intelligence artificielle transforme la pratique sans éliminer le besoin de jugement
L’intelligence artificielle constitue également une transformation importante. Elle est déjà présente dans 58 % des organisations sondées par TechnoCompétences, et 71 % des organisations interrogées identifient des besoins de formation en IA et en sciences des données; 58 % en identifient également en matière d’éthique de l’utilisation de l’IA.
Pour le design d’interaction, certains outils d’IA peuvent soutenir ou accélérer des activités de recherche, d’idéation, de production, de prototypage ou d’analyse. Leur intégration ne réduit toutefois pas l’importance des compétences qui mobilisent le jugement professionnel. Comprendre un problème avant de chercher à le résoudre, déterminer quelles questions poser, interpréter des informations dans leur contexte, évaluer la pertinence d’une solution, anticiper ses effets sur différentes personnes utilisatrices et exercer un regard critique sur les résultats générés demeurent des dimensions importantes de la pratique.
L’évolution de l’IA pourrait donc déplacer une partie de la valeur ajoutée du designer : de la seule production d’interfaces vers une contribution davantage liée à la compréhension des problèmes, à la recherche, à la conception de systèmes et d’expériences cohérentes ainsi qu’à la capacité d’éclairer les décisions de conception.
Défis d’insertion et stratégies pour se démarquer
L’insertion professionnelle présente actuellement des défis particuliers pour les personnes nouvellement diplômées, notamment en raison de la difficulté à repérer des postes d’entrée correspondant à leur profil, alors que plusieurs offres demandent déjà une expérience professionnelle significative.
Cette réalité trouve un certain écho dans les données de TechnoCompétences. Parmi les organisations sondées qui éprouvent des difficultés de recrutement, 50 % considèrent le manque d’expérience professionnelle pertinente comme un enjeu majeur, alors que 62,5 % identifient le manque de candidatures possédant les compétences techniques recherchées. Dans un marché plus sélectif, les stages, projets réels et autres expériences concrètes peuvent donc prendre une importance particulière, tout comme la capacité à expliquer les problèmes rencontrés, la démarche suivie, les décisions prises et les résultats obtenus.
La conjoncture du secteur public constitue également un élément à considérer dans l’analyse de l’insertion professionnelle. La fonction publique a traditionnellement représenté une avenue d’emploi intéressante pour une partie des personnes diplômées en design d’interaction, notamment dans des fonctions liées à l’expérience utilisateur, à la conception et à l’amélioration des services numériques et à la transformation numérique des organisations. Or, le gouvernement du Québec maintient actuellement des mesures de contrôle des effectifs, dont un gel de recrutement dans plusieurs secteurs de la fonction publique. Cette situation peut réduire temporairement l’accès à certaines possibilités professionnelles. Elle ne signifie toutefois pas que les besoins des organisations en matière d’expérience utilisateur ou d’amélioration des services numériques ont disparu : l’existence de besoins organisationnels ne se traduit pas nécessairement immédiatement par l’ouverture de postes.
Un autre défi concerne la multiplication et le manque d’uniformité des titres d’emploi. UX designer, UX/UI designer, product designer, designer d’interaction, designer de service, spécialiste en recherche utilisateur ou encore conseillère ou conseiller en expérience utilisateur peuvent recouvrir des réalités différentes selon les organisations. Cette diversité d’appellations peut compliquer l’identification des possibilités professionnelles et la compréhension des attentes des employeurs. Il devient donc particulièrement important de regarder au-delà du titre et d’analyser les responsabilités, les compétences recherchées et le contexte du poste.
Dans ce contexte, la clarté du projet professionnel devient un levier particulièrement important. Une candidature trop générale peut rendre difficile la compréhension de la contribution particulière du ou de la designer. À l’inverse, être capable d’identifier les problèmes auxquels on souhaite contribuer, les compétences que l’on souhaite mobiliser et les contextes dans lesquels on peut apporter une valeur facilite le ciblage des employeurs, la présentation de son profil et la mise en valeur de ses expériences.
Le portfolio peut alors jouer un rôle qui dépasse la présentation du résultat final. Il gagne à rendre visible la démarche de conception : compréhension du problème, recherche réalisée, contraintes rencontrées, collaboration avec les parties prenantes, choix effectués, itérations et apprentissages. Dans un marché où les employeurs cherchent notamment à être rassurés quant à l’autonomie et à la capacité de contribuer dans un contexte réel, cette démonstration de la démarche peut aider à donner du poids à des expériences qui ne correspondent pas encore à plusieurs années d’emploi.
Enfin, la recherche d’emploi gagne à dépasser les seules offres affichées. Certains besoins en expérience utilisateur, en accessibilité ou en amélioration des services numériques peuvent exister sans être immédiatement formulés sous la forme d’un poste portant un titre UX. Explorer les organisations, suivre leurs projets et leurs transformations, développer son réseau et créer des conversations professionnelles peut permettre de mieux repérer ces besoins émergents.
En bref
Principales sources de référence
Mise à jour : lundi 21 septembre 2026