Portrait du marché en gestion du développement international et action humanitaire

Présentation du programme

Des organisations non gouvernementales (ONG) font le constat d'un manque criant de compétences sur le terrain et soulignent l'absence de cadres de gestion capables de renforcer les compétences administratives des employés. Ce manque survient au moment où l'aide internationale se professionnalise, notamment en raison de l'intervention d'organismes internationaux plus exigeants sur les modalités de contrôle de l'utilisation des fonds alloués. Cette maîtrise vous permettra d'acquérir de solides bases en gestion et de développer des habiletés répondant aux besoins des ONG.

Cette maîtrise comporte un stage international d'une durée minimale de trois mois dans une organisation de coopération internationale active dans un pays en voie de développement en Asie, en Amérique latine ou en Afrique. Vous expérimenterez sur le terrain les problèmes liés à la gestion de projets humanitaires : logistique tendue, ressources limitées, opérations en environnement hostile, etc.

Source : site de la FSA

Titres de postes

  • Administrateur de projets de coopération
  • Agent de programme d'organisme international
  • Agent de projet en développement international
  • Chef de mission humanitaire, coopérant
  • Conseiller en management, en développement organisationnel, en commercialisation, etc.
  • Conseiller en microcrédit, en microfinance, en commerce équitable, etc.
  • Consultant en affaires et développement international
  • Directeur/coordonnateur de programmes ou de projets
  • Directeur/coordonnateur des ressources humaines, de l'administration, des finances, de la logistique, etc.
  • Enseignant
  • Gestionnaire de projet
  • Responsable de la philanthropie
  • Responsable du plaidoyer, de l'éducation du public, de la formation, etc.
  • Responsable du suivi et de l'évaluation

Selon une enquête pancanadienne sur le parcours de carrière chez les diplômés en études du développement international (ÉDI), un projet conjoint de l'Association canadienne d'études du développement international (ACÉDI) et du Consortium canadien pour les programmes universitaires d'études du développement international (CCPUÉDI), les 5 titres de postes les plus courants étaient :

  • directeur / directeur adjoint
  • enseignant
  • gestionnaire de projet  
  • consultant 
  • coordonnateur du programme

Domaines d'intervention

  • Éducation
  • Défense des droits
  • Microfinance, entrepreneuriat, commerce équitable
  • Développement durable, agriculture, environnement
  • Nutrition, alimentation
  • Eau, assainissement, santé
  • Camps de réfugiés
  • Égalité hommes-femmes, etc.

Source : selon les données de FSA ULaval et du Service du développement professionnel

Fonctions

Administrateur de projets de coopération

  • Organiser et participer à des missions internationales
  • Rechercher du financement public et privé
  • Assurer les relations avec les bailleurs de fonds
  • Recruter du personnel et des consultants
  • Assurer la gestion financière et logistique de projets humanitaires
  • Organiser et donner des formations pour le personnel

Agent de projet en développement international

  • Faire de la sensibilisation auprès du public
  • Appuyer la réalisation d'activités éducatives
  • Participer à des réseaux en lien avec le développement international
  • Faire des recherches
  • Faire de la formation de personnel

Agent de programme d'organisme international

  • Proposer et développer des méthodes et des outils pour l'organisation
  • Soutenir l'équipe de gestion du programme
  • Formuler des demandes de subvention
  • Revoir et commenter les rapports financiers
  • Préparer des contrats pour des consultants
  • Réaliser des entrevues d'embauche

Chef de mission humanitaire, coopérant

  • Gérer des équipes
  • Assurer le transfert de compétences vers les pays ciblés
  • Développer des façons de faire en lien avec les problématiques des milieux visés
  • Assurer le développement des compétences
  • Mettre en oeuvre des plans de formation
  • Identifier des bailleurs de fonds
  • Assurer la sécurité des équipes

Consultant en affaires et développement international

  • Accompagner l'organisme demandeur dans ses différentes démarches
  • Veiller au bon fonctionnement du projet
  • Rechercher du financement
  • Effectuer des missions ponctuelles à l'étranger
  • Évaluer les projets et les programmes
  • Émettre des recommandations

Sources : FSA ULaval et données du Service du développement professionnel

Exigences

  • Multilinguisme
  • Bonne capacité rédactionnelle (français et anglais)
  • Habileté relationnelle
  • Réel intérêt pour les questions de développement, le monde associatif et la solidarité internationale et la coopération
  • Expérience de bénévolat
  • Compétences en animation
  • Capacité à travailler sous pression parfois en zone hostile
  • Intérêt pour le travail d'équipe
  • Capacité d'adaptation à d'autres cultures
  • Empathie
  • Résilience
  • Communication écrite, orale et interculturelle
  • Maîtrise de plusieurs langues
  • Compétences en gestion
  • Réseautage
  • Informatique
  • Compétences en finances et en budgétisation
  • Autonomie et sens de l'organisation
  • Tact et diplomatie
  • Capacité de travailler en équipe

Pour acquérir ou parfaire une compétence recherchée par les employeurs, consultez le site du Service du développement professionnel - Formation continue. En inscrivant une compétence, vous obtiendrez la liste de toutes les formations associées, par exemple : gestion de projet, communication, etc.

  • Multilinguisme
  • Bonne capacité rédactionnelle (français et anglais)
  • Autonomie et sens de l'organisation
  • Habileté relationnelle
  • Réel intérêt pour les questions de développement, le monde associatif et la solidarité internationale et la coopération
  • Expérience de bénévolat
  • Compétences en animation
  • Tact et diplomatie
  • Capacité à travailler sous pression parfois en zone hostile
  • Intérêt pour le travail d'équipe
  • Capacité d'adaptation à d'autres cultures
  • Empathie
  • Résilience

Sources : FSA ULaval et Service du développement professionnel

Selon les conclusions d'une enquête pancanadienne sur le parcours de carrière che les diplômés en ÉDI, les diplômés ont identifié plusieurs compétences qui sont cruciales pour trouver un emploi : 

  • Communication écrite, orale et interculturelle
  • Capacité de travailler en équipe
  • Maîtrise de plusieurs langues
  • Compétences en gestion
  • Réseautage
  • Informatique
  • Compétences en finances et en budgétisation

Employeurs

  • Agences de développement
  • Coopératives
  • Entreprises privées ayant des mandats de développement international
  • Firmes de consultation spécialisées
  • Gouvernement (ACDI)
  • Ministères fédéraux et provinciaux
  • Organisations actives sur le plan humanitaire, en développement international ou dans des programmes d'économie sociale et solidaire
  • Organisations internationales
  • Organismes non gouvernementaux (ONG) étrangers
  • Organismes non gouvernementaux (ONG) oeuvrant à l'international
  • Organismes sans but lucratif

Voici quelques-unes des organisations qui ont embauché des finissants de la maîtrise en gestion du développement international et de l'action humanitaire ces dernières années :

La distribution d'emploi était relativement uniforme à travers les secteurs privés, publics et de société civile : environ 30 % des répondants y travaillaient respectivement, 10 % d'entre eux occupaient des postes universitaires et 3 % travaillaient à leur compte. Les secteurs d'emploi les plus souvent signalés étaient ceux du gouvernement et de la fonction publique (11,7 %), de l'éducation (8,5 %), du développement international (6,6 %), de la santé et de la médecine (5,4 %) et du droit (5 %).

Sources : FSA, Service du développement professionnel et enquête pancanadienne sur le parcours de carrière chez les diplômés en ÉDI.

Découvrez des entreprises qui recrutent à l'UL!

Cette section est réservée aux étudiants et aux diplômés.

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Perspectives d’emploi

Les perspectives pour la profession d'agents de développement économique, de recherchistes et d'experts-conseils en marketing (CNP 4163) sont bonnes selon Emploi-Québec (2019-2023) et acceptables selon le site du gouvernement du Canada.

Les perspectives pour les recherchistes, experts-conseils et agents de programmes en politiques sociales (CNP 4164) sont bonnes selon Emploi-Québec (2019-2023) et le site du gouvernement du Canada.

Constats de votre conseiller en emploi

En raison des défis importants pour percer le marché du travail, par exemple le peu de possibilités, des exigences trop élevées, des salaires pas toujours satisfaisants ou des exigences linguistiques (enquête pancanadienne), les travailleurs dans le domaine du développement international devront utiliser leur réseau de contacts et faire preuve d'initiative pour trouver un emploi et bâtir leur carrière.

On remarque que les personnes mobiles géographiquement, qui possèdent des expériences variées à l'international, qui ont développé les compétences essentielles très tôt dans leur parcours et surtout qui maîtrisent plusieurs langues, augmentent grandement leur chance de trouver un emploi en développement international. Les perspectives sont alors généralement bonnes.

Il s'avère donc important de saisir le plus tôt possible les occasions de prendre de l'expérience, d'apprendre des langues et surtout de développer un réseau de différentes façons : assister à diverses activités à l'université ou ailleurs (activité carrière, conférence, forum, etc.), faire partie d'une association étudiante, faire des stages, faire du bénévolat ici ou à l'étranger, trouver un mentor, voyager dans des pays en voie de développement. Ceux qui réussissent le mieux ont plusieurs expériences variées.

Ne négligez pas LinkedIn, Facebook et les groupes spécialisés pour faire du réseautage en ligne. 

Dans le cadre de la Semaine du développement international, l'Association des étudiants en développement international et action humanitaire de l'Université Laval (AEDIAH) organise le Carrefour de la coopération qui a lieu habituellement en février chaque année à la terrasse FIÉSA du pavillon Palasis-Prince. C'est une occasion de rencontrer plus d'une vingtaine d'organisations oeuvrant dans le domaine du développement international et de l'action humanitaire. 

Selon les conclusions d'une enquête pancanadienne sur le parcours de carrière chez les diplômés en ÉDI, 86 % des diplômés sont en emploi. 52,5 % avaient un emploi directement ou indirectement en lien avec le développement international. Les répondants ont affirmé à plusieurs reprises l'importance du réseautage dans la recherche d'emploi. Plus des 2/3 des répondants ont estimé qu'une deuxième langue était importante pour trouver un emploi dans leur domaine. 40 % des diplômés touchaient un salaire de plus de 60 000 $ et 65 % gagnaient plus de 40 000 $. Plus de 80 % se sont déclarés satisfaits ou très satisfaits de leurs activités professionnelles. Fait intéressant, la majorité des répondants étaient en début de carrière.

Pour en savoir plus...

La section International de notre site présente des liens vers des sites spécialisés.

Groupes spécialisés pour le réseautage en ligne :

Selon l'enquête pancanadienne sur le parcours de carrière chez les diplômés en ÉDI, les répondants ont nommé Devex et Idealist comme étant des ressources de prédilection. Ils ont aussi identifié les réseaux The Guardian de ReliefWeb d'InterAction, de Bond et de l'Alliance for peacebuilding comme étant très pertinents.

Statistiques de placement

Selon les conclusions d'une enquête pancanadienne sur le parcours de carrière chez les diplômés en ÉDI, 86 % des diplômés en développement international sont en emploi. 52,5 % avaient un emploi directement ou indirectement en lien avec le développement international.

Les répondants ont affirmé à plusieurs reprises l'importance du réseautage dans la recherche d'emploi. Plus des 2/3 des répondants ont estimé qu'une deuxième langue était importante pour trouver un emploi dans leur domaine.

Selon l'enquête La Relance du ministère de l'Enseignement supérieur, les diplômés de 2015 de la maîtrise en coopération connaissaient la situation suivante en 2017 (taux de réponse de 66,7 %) :

  • En emploi : 75 %
  • À temps plein : 100 %
  • En lien avec la formation : 67,7 %
  • Taux de chômage : 25 %

Données salariales

40 % des diplômés touchaient un salaire de plus de 60 000 $ et 65 % gagnaient plus de 40 000 $. Plus de 80 % se sont déclarés satisfaits ou très satisfaits de leurs activités professionnelles. Fait intéressant, la majorité des répondants étaient en début de carrière. (Source : enquête pancanadienne)

Selon Emploi-Québec, pour la profession des agents de développement économique, des recherchistes et des experts-conseils en marketing (CNP 4163), le salaire horaire estimé au Québec entre 2018 et 2020 était :

  • minimum : 21,98 $
  • médian : 33,65 $
  • maximum : 54,95 $

Selon Emploi-Québec, pour les recherchistes, experts-conseils et agents de programmes en politiques sociales (CNP 4164), le salaire horaire estimé au Québec entre 2018 et 2020 était :

  • minimum : 21,00 $
  • médian : 36,28 $
  • maximum : 52,65 $

Les plateformes de comparaison salariale comme Glassdoor et LinkedIn Salary permettent de faire une recherche sur le salaire d'une profession basée sur le salaire de professionnels qui ont partagé cette information. Vous pouvez utiliser différents critères pour préciser votre recherche.

Pour apprivoiser les bases de la négociation salariale, lisez notre article de blogue : Comment négocier son salaire et ses conditions de travail avec un futur employeur.

Mise à jour : octobre 2020